Les autorités françaises tentent d’éviter une paralysie du fonctionnement des institutions publiques. Faute de compromis au Parlement sur le budget 2026, le gouvernement a déposé un projet de loi de financement temporaire, qui permettrait au pays de fonctionner au moins pendant le mois de janvier.
Comme le rapporte Reuters, l’exécutif n’est pas parvenu à obtenir le soutien des principales forces politiques pour faire adopter un budget complet. En cas d’échec du vote, la France risque de se retrouver face à un quasi-shutdown, faute de base juridique pour financer les administrations publiques.
Cette situation exerce une pression supplémentaire sur le Premier ministre Sébastien Lecornu, le blocage budgétaire pouvant ébranler la confiance des investisseurs et provoquer une réaction négative des agences de notation. La France affiche déjà le déficit budgétaire le plus élevé de la zone euro.
Un scénario constitutionnel aux conséquences politiques
Sur le plan formel, le gouvernement dispose de la possibilité de recourir à une procédure spéciale pour faire adopter le budget sans l’accord de l’Assemblée nationale. Toutefois, une telle décision entraînerait presque à coup sûr une motion de censure, mettant en péril la survie même du gouvernement.
Le texte financier provisoire prévoit le maintien des dépenses au niveau de l’année précédente, mais ne règle pas les problèmes structurels des finances publiques, repoussant la décision politique d’au moins quelques semaines.
