La Russie affirme avoir transmis à la France une proposition concernant le sort de Laurent Vinatier, chercheur français détenu à Moscou depuis juin 2024 et poursuivi pour « espionnage ». Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, des échanges ont déjà eu lieu entre les deux parties, laissant entendre que la suite du dossier dépend désormais d’une réponse française.
Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur la nature de cette proposition, rapporte France Info.
Arrêté à l’été 2024, Laurent Vinatier est incarcéré en Russie dans un contexte de relations diplomatiques dégradées entre Paris et Moscou. Les autorités russes maintiennent les accusations à son encontre, tandis que la France plaide pour une résolution par la voie diplomatique, dénonçant une détention injustifiée.
L’espoir prudent de la famille
Du côté de la famille du chercheur, l’annonce du Kremlin a ravivé un espoir mesuré. Son avocat, Frédéric Belot, a indiqué que les proches de Laurent Vinatier espèrent une libération durant les fêtes de fin d’année, idéalement avant le Noël orthodoxe célébré le 7 janvier. La famille affirme faire confiance aux efforts de la diplomatie française pour obtenir une issue favorable.
Une possible implication des chefs d’État
L’entourage du détenu n’exclut pas que le dossier soit évoqué lors d’un échange direct entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine. La semaine dernière, le président russe avait déclaré ne pas avoir connaissance du dossier, tout en assurant qu’il se renseignerait et que toute solution conforme au droit russe serait examinée.
Pour l’heure, aucune échéance officielle n’a été annoncée. Les discussions se poursuivent dans un cadre strictement diplomatique, alors que Paris cherche à obtenir la libération du chercheur « le plus rapidement possible », selon les représentants de sa famille.
