Le ministère français des Affaires étrangères a publié une déclaration ferme à la suite de l’explosion survenue dans la ville syrienne de Homs, qui a fait au moins huit morts parmi les civils. Paris a qualifié l’incident d’acte terroriste, visant à saper la stabilité intérieure du pays.
La France a souligné que cette attaque s’inscrivait dans une stratégie délibérée destinée à semer la peur et à entraver les processus de règlement politique en Syrie, dans le contexte des activités des autorités de transition.
Une attaque visant une communauté religieuse
Selon les informations disponibles, l’explosion s’est produite pendant la prière du vendredi dans l’une des mosquées de Homs. Le choix du moment et du lieu, estime le Quai d’Orsay, témoigne de la volonté des auteurs de maximiser l’impact psychologique et de porter atteinte à la paix interreligieuse.
La responsabilité de l’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste extrémiste “Saraya Ansar al-Sunna”, déjà cité par le passé dans des rapports faisant état d’activités radicales dans la région.
Soutien à la lutte contre l’extrémisme
Dans sa déclaration, Paris a réaffirmé que la France continuerait à soutenir la lutte contre toutes les formes d’extrémisme violent en Syrie. Les diplomates français ont insisté sur l’importance de la protection des civils et de la préservation de l’unité de la société syrienne multiculturelle.
La partie française a également rappelé que de telles attaques terroristes ne visent pas uniquement des communautés spécifiques, mais menacent l’ensemble des efforts de la communauté internationale en faveur de la stabilisation du pays.
Contexte régional
L’attentat de Homs intervient dans un contexte de renforcement de l’activité militaire américaine en Syrie. Les forces des États-Unis ont récemment mené des frappes de grande ampleur contre des cibles de l’organisation État islamique, en réponse à une attaque visant du personnel américain. Washington a déjà signalé sa disposition à poursuivre ses actions contre les structures terroristes.
Dans ce contexte, Paris considère l’explosion de Homs comme un nouveau rappel du niveau toujours élevé de la menace terroriste dans la région.
