Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé des progrès significatifs dans les négociations avec les États-Unis après sa rencontre avec Donald Trump à Mar-a-Lago. Les deux parties ont convenu de 20 points d’un plan de paix, dont environ 90 % ont déjà été approuvés, et les garanties de sécurité sont pratiquement entièrement assurées.
« Les garanties de sécurité sont la priorité », a souligné Zelensky, précisant que l’Ukraine poursuivrait le travail pour finaliser les détails.
Création de groupes de travail : les États-Unis prennent les rênes
Trump a annoncé la mise en place d’un groupe de travail spécial chargé de poursuivre les négociations sur la fin du conflit. Il comprend des hauts responsables, des militaires et des diplomates, dont Jared Kushner et Steve Witkoff.
Côté ukrainien, le processus est supervisé par Rustem Umerov et Sergiy Kyslytsya. L’une des tâches clés est de finaliser six documents, dont les décisions pourraient être prises dès janvier 2026.
Les analystes notent que l’implication des groupes de travail renforce le contrôle stratégique des États-Unis sur le processus de paix tout en mettant la pression sur Kiev et Moscou pour atteindre rapidement un compromis.
Le Donbass : point de tension
Malgré les progrès, la question du Donbass reste la plus complexe et controversée. Trump a reconnu que la Russie insiste sur sa propre vision, tandis que l’Ukraine défend fermement son intégrité territoriale et la volonté de ses citoyens.
Zelensky a ajouté qu’un référendum reste une option, mais a insisté sur le fait qu’il ne s’agit que d’un scénario possible et qu’aucune décision ne violera la Constitution ukrainienne.
Rencontre tripartite : un signal pour le Kremlin
Trump n’exclut pas une rencontre tripartite entre les présidents des États-Unis, d’Ukraine et de Russie, mais souligne que Moscou doit d’abord s’asseoir à la table des négociations. Le président américain a noté qu’une conversation d’une heure avec Poutine avait rapproché les parties d’un accord.
Les analystes considèrent que c’est un signal stratégique au Kremlin : les États-Unis sont prêts à contrôler activement le processus, et un refus de négocier laisserait Moscou isolée diplomatiquement.
Centrale nucléaire de Zaporijia : la sécurité avant tout
La question de la centrale nucléaire de Zaporijia a également été abordée, celle-ci pouvant être mise en service prochainement. Trump a souligné que Poutine aurait donné des garanties de ne pas frapper la centrale, ce qui représente une étape importante pour la sécurité mondiale.
Cependant, les experts avertissent que même une stabilisation partielle ne supprime pas la menace d’une attaque à grande échelle, car la confiance entre les parties reste minimale.
Recherche d’une paix durable : la stratégie américaine
Trump a précisé que l’objectif n’est pas un cessez-le-feu immédiat, mais la mise en place de mécanismes pour une paix durable et à long terme. Cela signifie que même après un accord, les risques militaires demeureront, et la pression diplomatique restera un outil clé.
Conclusion analytique
Les négociations entre Zelensky et Trump montrent que les États-Unis prennent l’initiative dans la résolution du conflit, tout en laissant à Moscou une possibilité de manœuvre. L’Ukraine obtient des garanties de sécurité et un soutien, mais les risques persistent, notamment concernant le Donbass et la mise en œuvre du plan de paix.
Le défi clé des semaines à venir sera de finaliser les documents et d’impliquer les dirigeants européens dans le contrôle de l’application des accords. Sans cela, tout plan de paix pourrait rester une simple déclaration, et non un instrument effectif de stabilisation.
