Un tribunal de Paris a reconnu dix personnes coupables de harcèlement en ligne systématique visant la Première dame de France, Brigitte Macron. Il s’agit de la diffusion sur les réseaux sociaux et des plateformes en ligne d’affirmations fausses et dégradantes concernant son genre et sa vie privée.
C’est ce que rapporte l’Associated Press.
Selon le tribunal, les prévenus ont publié et massivement relayé de la désinformation, notamment des allégations inventées prétendant que Brigitte Macron serait de sexe masculin, ainsi que des spéculations offensantes liées à la différence d’âge entre elle et le président français. Certains contenus ont cumulé des dizaines de milliers de vues.
L’un des condamnés a écopé de six mois de prison ferme, tandis que huit autres ont reçu des peines avec sursis allant de quatre à huit mois. Les dix personnes sont également tenues de suivre une formation spécialisée de lutte contre le cyberharcèlement.
Position du tribunal
La juridiction a souligné que les publications avaient un caractère humiliant et malveillant, et que la répétition des fausses allégations avait aggravé le préjudice porté à la réputation et à la dignité de la victime.
Brigitte Macron n’était pas présente à l’audience, mais elle avait précédemment indiqué avoir saisi la justice par principe, afin de montrer que le harcèlement en ligne ne peut rester impuni.
