Macron : la France ne cédera pas aux pressions américaines sur l’Ukraine, le Groenland ou les droits de douane

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France ne se soumettrait à aucune pression ni menace extérieure — que ce soit sur la question du soutien à l’Ukraine, du statut du Groenland ou sur d’autres dossiers internationaux.

Il l’a affirmé samedi 17 janvier dans un message publié sur le réseau social X, en réaction aux déclarations du président américain Donald Trump concernant l’éventuelle introduction de droits de douane contre des pays européens.

La souveraineté comme fondement de la politique française

Selon Emmanuel Macron, la France défend de manière constante les principes de souveraineté et d’indépendance des États, en Europe comme au-delà. Ce sont précisément ces principes, a-t-il souligné, qui fondent la position de Paris sur le soutien à l’Ukraine, la participation à la « coalition des volontaires » et la construction d’une sécurité européenne durable.

Le président a également insisté sur le fait que les menaces tarifaires constituent un instrument inacceptable dans les relations internationales. En cas de mise en œuvre de telles mesures, a-t-il averti, les pays de l’Union européenne agiront ensemble et de manière coordonnée pour défendre leurs intérêts.

Une réponse européenne au chantage commercial

Emmanuel Macron a affirmé que l’Europe dispose d’un poids politique et économique suffisant pour protéger son souveraineté. Il a promis une coordination étroite avec les partenaires européens si les mesures tarifaires américaines étaient confirmées, soulignant que la réponse de l’UE serait unie.

La présence française au Groenland

Le président est également revenu sur la décision de la France de participer à des exercices militaires organisés par le Danemark au Groenland. Selon lui, la sécurité de la région arctique et des frontières extérieures de l’Europe revêt une importance stratégique, et Paris mesure pleinement la responsabilité que représente son engagement.

Poursuite des consultations au sein de l’UE

Le chef de l’État français a indiqué qu’il entendait poursuivre les consultations avec les partenaires de l’Union européenne afin de définir les prochaines étapes face aux actions de Washington.

Auparavant, le président américain Donald Trump avait annoncé l’instauration de droits de douane de 10 % sur les produits en provenance de plusieurs pays européens à compter du 1er février, avec une hausse prévue à 25 % à partir du 1er juin. Selon lui, ces restrictions resteraient en vigueur jusqu’à la conclusion d’accords concernant le Groenland.

Retour en haut