La France propose des exercices de l’OTAN au Groenland et se dit prête à y contribuer

La France a proposé l’organisation d’exercices de l’OTAN au Groenland et s’est déclarée disposée à y apporter une contribution militaire.

L’information a été confirmée mercredi par l’Élysée, rapporte CNN. Cette initiative intervient alors que plusieurs pays européens renforcent leur présence militaire sur l’île arctique.

Au cours de la semaine écoulée, la France, aux côtés d’autres États européens, a envoyé des militaires au Groenland pour participer à des exercices conjoints distincts placés sous la direction du Danemark.

Ces activités visent à renforcer la coordination opérationnelle et la préparation des forces alliées dans la région arctique.

Réactions aux déclarations américaines

Ces développements s’inscrivent dans un climat de tensions diplomatiques après des déclarations du président américain Donald Trump évoquant la possibilité d’une annexion du Groenland par la force.

Selon CNN, ces propos ont provoqué une crise au sein de l’architecture de sécurité européenne, historiquement structurée autour du leadership des États-Unis.

Position de l’OTAN sur les exercices

Interrogée par CNN, l’OTAN a rappelé que la planification des exercices relève de son commandement militaire, tandis que leur ampleur peut varier, allant de la participation de quelques officiers à des scénarios militaires de grande envergure impliquant forces aériennes, navales et terrestres.

L’Alliance précise également que les États membres soutiennent ces exercices par des contributions nationales en troupes, équipements ou autres moyens logistiques, chaque pays assumant le financement de sa participation.

Engagement confirmé de Paris

Le 15 janvier, le président français Emmanuel Macron avait annoncé la participation de la France aux manœuvres organisées par le Danemark au Groenland, baptisées « Arctic Endurance ».

Selon Paris, ce déploiement répond à une demande de Copenhague et vise à renforcer la sécurité et la capacité de réaction des alliés dans l’Arctique, notamment en matière de logistique et de préparation à l’accueil de forces supplémentaires à l’avenir.

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