À la suite des déclarations publiques du président américain Donald Trump concernant une possible prise de contrôle du Groenland, l’opinion publique européenne a enregistré une hausse marquée des perceptions négatives à son égard. Selon une enquête menée dans sept pays européens pour la plateforme analytique parisienne Le Grand Continent, 51 % des personnes interrogées considèrent le président américain comme un « ennemi de l’Europe ».
Seuls 8 % des répondants le qualifient d’« ami », 9 % estiment qu’il n’est « ni un ami ni un ennemi », tandis que 2 % n’ont pas exprimé d’opinion.
Répartition géographique des perceptions
Les niveaux de rejet les plus élevés ont été observés en Espagne et au Danemark, où 58 % des sondés dans chacun de ces pays considèrent Donald Trump comme un ennemi de l’Europe. Le cas danois est directement lié à la question du statut du Groenland.
Dans les autres pays, les résultats restent également élevés :
- Belgique : 56 %
- France : 55 %
- Allemagne : 53 %
- Italie : 52 %
La Pologne fait figure d’exception : 28 % seulement des répondants y partagent cette opinion. Toutefois, même dans ce pays, seuls 17 % considèrent le président américain comme un « ami de l’Europe ».
Perception des standards démocratiques
Un volet spécifique de l’enquête portait sur le respect des principes démocratiques. 44 % des personnes interrogées qualifient Donald Trump de dictateur, tandis que 10 % seulement estiment qu’il respecte les normes démocratiques.
En France, Allemagne, Espagne et Italie, cette perception négative a progressé de sept points de pourcentage par rapport aux données du mois de décembre. Même en Pologne, 13 % seulement des sondés considèrent que le président américain respecte les principes démocratiques.
Période et contexte de l’enquête
Le sondage a été réalisé du 13 au 19 janvier, immédiatement après les déclarations de Donald Trump sur son intention d’établir un contrôle sur le Groenland. Ces résultats peuvent donc être interprétés comme une réaction directe de l’opinion publique européenne à ces signaux de politique étrangère émanant de Washington.
