L’Italie, la France et l’Allemagne mèneront le projet de l’UE pour la constitution de réserves stratégiques de matières critiques

L’Union européenne intensifie ses efforts pour constituer des stocks stratégiques de ressources clés, afin de réduire sa dépendance technologique et économique vis-à-vis de la Chine.

Reuters rapporte, citant des sources proches du dossier, que l’Italie, la France et l’Allemagne joueront un rôle de premier plan dans la mise en œuvre du projet.

Contexte de l’initiative

Suite à la présentation en décembre 2025 d’un plan stratégique visant à diversifier l’approvisionnement en matières critiques, l’UE envisage plusieurs mesures :

  • la création de réserves européennes communes ;
  • la limitation de l’exportation de ferrailles et de déchets de terres rares.

Cette décision fait suite aux restrictions imposées par la Chine — principal fournisseur mondial de métaux industriels et de terres rares — depuis 2023 sur l’exportation de ressources telles que le gallium, le germanium, le tungstène, l’indium, le molybdène, l’antimoine et les terres rares lourdes, ce qui affecte les chaînes de production globales.

Répartition des rôles entre les pays

Selon les sources :

  • La France sera chargée du financement des achats ;
  • L’Allemagne prendra en charge la logistique et le contrôle qualité des matériaux ;
  • L’Italie gérera le stockage et l’administration des infrastructures d’entreposage.

L’Italie et l’Allemagne ont déjà mis en place une coordination pour assurer la continuité des chaînes d’approvisionnement critiques des industries européennes.

Aspects logistiques et de stockage

L’utilisation des entrepôts existants est à l’étude, notamment ceux gérés par la société italienne Pacorini Global Services et la néerlandaise C. Steinweg. Cependant, selon les sources, le rythme de mise en œuvre du projet reste lent en raison du grand nombre de groupes de travail et de discussions administratives, sans résultats opérationnels immédiats.

Importance stratégique

La constitution de ces réserves constitue une étape cruciale pour :

  • protéger l’autonomie économique et technologique de l’UE ;
  • soutenir la production de biens de défense et de haute technologie ;
  • garantir la résilience énergétique et matérielle face aux risques globaux.

Cette initiative reflète la volonté de l’UE de minimiser les risques externes et d’assurer la stabilité des chaînes industrielles et de défense à long terme.

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