Dans un contexte de tension militaire dans la région, les boutiques de marques de luxe mondiales – Gucci, Louis Vuitton, Cartier et d’autres – ferment temporairement ou fonctionnent avec un minimum de personnel.
Les activités commerciales sont perturbées, l’escalade du conflit en Iran compliquant considérablement la gestion des centres commerciaux et de la logistique, rapporte Reuters.
Le groupe Chalhoub, qui gère près de 900 points de vente de marques allant de Versace à Sephora, a annoncé la fermeture complète de ses magasins à Bahreïn. Dans d’autres pays de la région – Émirats arabes unis, Arabie saoudite, Jordanie – les boutiques restent ouvertes, mais le personnel travaille uniquement sur la base du volontariat.
La vice-présidente de Chalhoub, Lynn Al Hatib, a déclaré : « Nous opérons avec une petite équipe composée de collaborateurs prêts et se sentant en sécurité. »
Logistique et grands opérateurs
Amazon a suspendu les activités de son centre logistique à Abou Dhabi, interrompu temporairement les livraisons dans toute la région et limité les déplacements de ses employés en Arabie saoudite et en Jordanie.
Kering a annoncé la fermeture temporaire de ses boutiques aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Bahreïn et au Qatar.
Impact sur le marché et les actions
Les actions des principaux groupes de luxe – LVMH, Hermès et Richemont – ont chuté de 4 à 5,7 % le 2 mars, après l’évaluation par les investisseurs des risques liés au conflit.
Les experts soulignent que la région ne représente encore que 5 à 10 % du marché mondial du luxe, mais qu’elle avait connu une croissance rapide des ventes ces dernières années.
Tourisme et marchés européens
Les restrictions de circulation des touristes en provenance du Moyen-Orient entraînent une baisse de la demande de produits de luxe en Europe, notamment à Paris et à Milan. Cela représente un défi supplémentaire pour les marques et rend la région à haut risque, malgré son importance stratégique.
