À Paris, on anticipe un changement de cap à Budapest : la France évoque la “fin du bloc politique Orbán” au sein de l’UE

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré qu’après une éventuelle défaite politique du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, la Russie aurait perdu un allié influent au sein de l’Union européenne.

Selon lui, Viktor Orbán était perçu à Bruxelles comme un « cheval de Troie du Kremlin », bloquant de manière systématique certaines décisions liées au soutien à l’Ukraine, rapporte RFI.

Une nouvelle donne politique en Hongrie

La diplomatie française relie les évolutions politiques en Hongrie à la montée en influence de Péter Magyar, considéré à Paris comme un acteur capable de modifier l’orientation de la politique étrangère de Budapest.

En France, on estime que ce nouveau leadership pourrait :

  • lever les blocages sur les décisions de l’UE concernant l’Ukraine,
  • soutenir les mécanismes financiers européens d’aide,
  • réintégrer la Hongrie dans une position plus alignée au sein de l’Union.

Dimension ukrainienne et soutien financier

À Paris, l’accent est mis sur la nécessité de débloquer les principaux paquets d’aide à l’Ukraine, notamment des mécanismes de financement de plusieurs dizaines de milliards d’euros, actuellement partiellement bloqués par la position hongroise.

Jean-Noël Barrot a souligné que la ligne politique précédente de Viktor Orbán compliquait l’adoption de décisions communes de l’UE en matière de soutien à Kiev.

Les attentes de la France face au nouveau cap

La France estime que les évolutions politiques en Hongrie pourraient entraîner :

  • un renforcement de l’État de droit,
  • une réduction des tensions internes au sein de l’UE,
  • un retour à une politique étrangère plus coordonnée.

À Paris, cette perspective est perçue comme une opportunité de réinitialisation des relations entre la Hongrie et l’Union européenne, ainsi qu’une réduction des blocages institutionnels au sein du bloc.

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