La France libère un pétrolier russe après le paiement d’une amende : le navire a déjà quitté ses eaux

Le pétrolier Deyna, associé au « flotte fantôme » russe, a quitté les eaux territoriales françaises après que la société propriétaire a payé une amende et satisfait aux exigences judiciaires.

Cette information a été communiquée par la préfecture maritime de la Méditerranée.

Une immobilisation liée à un pavillon suspect

Le navire avait été immobilisé le 20 mars en raison de soupçons d’utilisation d’un pavillon falsifié. Le pétrolier naviguait sous pavillon du Mozambique, bien qu’il soit parti du port russe de Mourmansk — un élément qui a motivé le contrôle.

Décision de justice et sanctions financières

Le 23 mars, un tribunal de Marseille a reconnu la société propriétaire coupable et lui a imposé une amende.

Les fonds ont été versés à l’AGRASC, l’organisme chargé de la gestion des avoirs saisis.

En outre, le propriétaire du navire s’est engagé à enregistrer un nouveau pavillon légal.

Une surveillance maritime maintenue

Après le paiement de l’amende, la saisie du navire a été levée par décision des autorités locales. Toutefois, lors de sa sortie des eaux françaises, le pétrolier est resté sous surveillance renforcée.

Un durcissement face à la « flotte fantôme »

L’affaire du Deyna s’inscrit dans une tendance plus large : la France intensifie le suivi des navires susceptibles d’être utilisés pour contourner les sanctions contre la Russie.

Depuis l’automne dernier, plusieurs pétroliers de ce type ont été immobilisés, ce qui témoigne d’un renforcement du contrôle dans les eaux européennes.

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