À Thessalonique, les forces de l’ordre ont arrêté un homme de 55 ans de nationalité grecque, soupçonné d’être impliqué dans un complot international visant à organiser des assassinats commandités en Lituanie.
L’enquête évoque un possible lien entre ce réseau et des services spéciaux russes, rapporte Ekathimerini.
Des cibles liées à l’opposition au Kremlin
Selon les enquêteurs, les cibles potentielles étaient :
- Ruslan Gabasov, un militant russe en exil ayant obtenu l’asile en Lituanie
- Valdas Bartkevičius, citoyen lituanien connu pour ses critiques envers Vladimir Poutine
Les deux attaques présumées ont été déjouées au stade de préparation.
Un schéma de recrutement structuré
L’enquête indique que l’opération aurait débuté début 2025. Le suspect arrêté en Grèce aurait été en contact avec un intermédiaire basé en Géorgie, chargé de recruter les exécutants.
D’après les autorités :
- deux individus auraient accepté de mener les attaques pour 40 000 euros chacun
- ils recevaient des photos des cibles via des messageries
- une surveillance a été menée à Vilnius pour suivre les déplacements et habitudes des victimes
Des messages retrouvés dans le dossier confirment les opérations de filature, notamment concernant les domiciles et les trajets quotidiens.
Préparatifs techniques et coordination
Les suspects auraient également :
- cartographié les caméras de surveillance
- surveillé les lieux de résidence des cibles
- installé un dispositif GPS sur le véhicule de l’une d’elles
Les informations étaient transmises via des canaux chiffrés à un coordinateur présumé, identifié sous le pseudonyme « Karl ».
Les enquêteurs ont aussi documenté des transferts financiers destinés à la logistique, dont un paiement de 5 000 euros, ainsi que des tentatives d’acquisition d’armes.
Une opération coordonnée des autorités
Le 12 mars 2025, une opération des forces de l’ordre en Lituanie a permis :
- l’arrestation de plusieurs suspects
- l’émission de mandats d’arrêt européens contre d’autres individus
L’homme arrêté en Grèce, placé en détention en février, nie les accusations et conteste son extradition, affirmant que sa vie serait en danger.
Cette affaire est considérée comme faisant partie d’une tendance plus large d’opérations présumées menées en dehors de la Russie, visant des opposants au Kremlin. Les services européens renforcent leur coordination pour contrer ce type de menaces sur le territoire de l’Union européenne.
