La BCE relève son taux à 2,25 % face à de nouvelles pressions inflationnistes dans la zone euro

La Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur à 2,25 %, en réaction à l’accélération de l’inflation, alimentée notamment par la hausse des prix de l’énergie dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Selon le New York Times, cette décision marque un tournant dans la trajectoire récente de la politique monétaire de la zone euro.

Le taux passe de 2,0 % à 2,25 %, constituant la première hausse depuis septembre 2023. Entre 2024 et 2025, la BCE avait au contraire procédé à huit baisses successives de ses taux directeurs. La nouvelle décision concerne les 21 pays de la zone euro et marque une inflexion nette de la politique monétaire.

Une inflation de nouveau au-dessus de la cible

En mai, l’inflation dans la zone euro a atteint 3,2 %, dépassant largement l’objectif de 2 % fixé par la BCE. Cette hausse est principalement portée par l’énergie, dont les prix ont fortement augmenté dans un contexte de tensions géopolitiques.

Avant l’escalade du conflit en Iran, l’inflation évoluait encore en dessous de la cible officielle.

Des prévisions d’un retour lent à la stabilité

Selon les dernières projections de la BCE :

  • 3 % en 2026
  • 2,3 % en 2025
  • retour vers la cible de 2 % seulement en 2028

La croissance du PIB de la zone euro est également révisée à la baisse, à 0,8 %, ce qui reflète un ralentissement prolongé de l’activité économique.

Une dynamique mondiale de resserrement monétaire

Plusieurs banques centrales ont déjà ajusté ou envisagent d’ajuster leur politique monétaire, notamment en Afrique du Sud, en Australie et en Norvège.

La Banque du Japon pourrait également revoir sa stratégie, tandis que les marchés n’excluent pas de possibles ajustements aux États-Unis.

Entre lutte contre l’inflation et soutien à l’économie

Jusqu’ici, la BCE avait maintenu son taux à 2,0 % afin de soutenir la croissance via des conditions de crédit plus favorables. Toutefois, la reprise des tensions inflationnistes oblige désormais l’institution à réorienter sa politique vers un resserrement monétaire plus strict.

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