Un éventuel règlement du conflit entre les États-Unis et l’Iran pourrait rapidement avoir des répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie et réduire le coût des carburants pour les consommateurs, rapporte France Info.
Cette analyse a été formulée par l’économiste français et spécialiste des marchés des matières premières Philippe Chalmin, qui commentait les perspectives d’un accord de paix entre Washington et Téhéran.
Les prix de l’essence pourraient revenir à leurs niveaux d’avant-guerre
Selon l’expert, si les deux parties parviennent à conclure un accord mettant fin au conflit et si la navigation dans le détroit d’Ormuz est pleinement rétablie, les prix du pétrole devraient commencer à reculer progressivement dans les prochaines semaines.
Le prix du baril pourrait ainsi revenir, d’ici la fin de l’année, dans une fourchette comprise entre 60 et 70 dollars, soit un niveau proche de celui observé avant le début des hostilités.
Le détroit d’Ormuz demeure un facteur déterminant
La situation dans le détroit d’Ormuz reste l’un des principaux éléments influençant le marché mondial de l’énergie. Une part importante des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par cette voie maritime stratégique.
L’économiste souligne toutefois qu’un retour complet à la situation antérieure ne se fera probablement pas immédiatement. Selon lui, l’Iran envisage d’introduire des redevances destinées à financer la sécurité de la navigation et le contrôle environnemental dans la région.
Le gaz pourrait également devenir moins cher
Les effets positifs d’une stabilisation ne se limiteraient pas au marché pétrolier. Les prix du gaz naturel pourraient également reculer, notamment sur les marchés européens et asiatiques.
Les analystes estiment cependant que la baisse des cours du gaz devrait être moins marquée que celle attendue pour le pétrole.
Les marchés attendent la signature définitive de l’accord
Malgré ces perspectives encourageantes, les experts appellent à la prudence. Beaucoup dépendra de la conclusion effective de l’accord de paix et de la capacité des parties à respecter leurs engagements.
Pour l’heure, les investisseurs suivent de près l’évolution des négociations, dont l’issue pourrait fortement influencer les prix de l’énergie au cours du second semestre 2026.
