Le président français Emmanuel Macron a déclaré que la France, en coordination avec ses partenaires, avait élaboré un plan de déploiement rapide d’une mission navale dans la région du détroit d’Ormuz, une fois que les accords mettant fin aux hostilités entre les États-Unis et l’Iran seront pleinement appliqués.
Cette déclaration a été faite lors du sommet du G7 Summit à Évian-les-Bains, rapporte Politico.
Le porte-avions Charles de Gaulle pourrait être déployé en quelques jours
Selon Emmanuel Macron, la France est en mesure d’envoyer rapidement des avions de combat pour des missions de surveillance ainsi qu’une frégate militaire dans la zone. Le groupe aéronaval articulé autour du Charles de Gaulle, accompagné de bâtiments spécialisés dans le déminage, pourrait être opérationnel dans un délai de deux à trois jours.
Paris souligne que l’objectif principal de cette mission serait de garantir la sécurité de la navigation internationale après la fin du conflit.
Le Royaume-Uni participera à l’opération
La France coordonne la préparation de cette mission avec le Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué que Londres était prêt à soutenir les efforts visant à assurer le passage sécurisé des navires marchands dans ce corridor maritime stratégique.
Les autorités françaises précisent également que d’autres pays partenaires pourraient rejoindre l’initiative, sans toutefois dévoiler leur identité à ce stade.
Préserver la liberté de navigation
Paris porte une attention particulière à l’éventuelle mise en place par l’Iran de redevances pour le transit dans le détroit d’Ormuz. Emmanuel Macron a réaffirmé que la France et ses alliés défendent le principe de la liberté de navigation conformément au droit international.
Selon lui, les partenaires occidentaux feront tout leur possible pour que l’une des routes commerciales les plus importantes au monde demeure ouverte et accessible sans restrictions supplémentaires.
La réouverture du détroit reste un enjeu majeur
Malgré l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran, le rétablissement complet du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux sujets de discussion.
Si plusieurs responsables évoquent une reprise rapide de la circulation, des représentants de l’administration américaine reconnaissent que le retour à un fonctionnement normal pourrait nécessiter plusieurs semaines.
C’est dans cette perspective que la France et ses alliés préparent dès à présent les moyens nécessaires pour garantir la stabilité de la région et assurer la continuité du transport international d’énergie après la fin des hostilités.
