La France renforce sa réaction face à la série de cyberattaques qu’elle attribue aux services de renseignement russes. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères convoquera prochainement l’ambassadeur de Russie afin de lui remettre une note officielle de protestation et de l’informer de nouvelles mesures restrictives.
Selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, Paris considère ces cyberopérations comme une campagne délibérée visant les États européens, rapporte BFMTV.
Les autorités françaises ont annoncé l’adoption de sanctions contre neuf personnes physiques et quatre organisations soupçonnées d’avoir participé à l’organisation de cyberattaques.
Selon Paris, ces opérations auraient été coordonnées par des structures relevant du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB) et visaient à porter atteinte à la sécurité numérique des pays européens.
Les administrations publiques et les infrastructures critiques prises pour cible
D’après le gouvernement français, les cyberattaques ont concerné près de dix États européens. Les principales cibles étaient les administrations publiques, de grandes entreprises ainsi que des opérateurs d’infrastructures critiques.
Au-delà de la collecte d’informations sensibles, certaines opérations visaient également à perturber le fonctionnement des réseaux de transport, notamment le système ferroviaire.
La France affirme renforcer sa défense numérique
Le ministère des Affaires étrangères souligne que les services français sont capables de détecter rapidement la majorité des tentatives de cyberintrusion. À la suite de cette série d’attaques, le pays a renforcé la protection de ses systèmes d’information gouvernementaux ainsi que des réseaux des entreprises stratégiques.
Une attention particulière est également portée à la prévention des opérations d’influence susceptibles d’affecter les processus électoraux et l’opinion publique.
La cybersécurité s’impose comme l’un des principaux fronts de confrontation
À Paris, les cyberattaques sont considérées comme un élément d’une stratégie plus large de pression hybride exercée contre les États européens. C’est pourquoi la France plaide en faveur d’une réponse coordonnée au niveau de l’Union européenne, combinant des sanctions ciblées, le renforcement des capacités de cybersécurité et une coopération accrue entre les alliés dans le domaine de la défense numérique.
