Les États-Unis ont mené une nouvelle série de frappes sur le territoire iranien, poursuivant une vaste opération militaire qui entre désormais dans sa huitième nuit consécutive. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les frappes ont visé des installations de défense côtière, des systèmes de défense antiaérienne, des dépôts de missiles et de drones, ainsi que d’autres objectifs militaires liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Washington présente cette opération comme une réponse à la mort de deux militaires américains en Jordanie et comme une mesure destinée à réduire la capacité de l’Iran à menacer la navigation internationale dans le détroit d’Ormuz, rapporte France info.
Plusieurs sites stratégiques du sud de l’Iran ont été visés
Des sources iraniennes rapportent que des explosions ont été entendues dans plusieurs provinces du pays. Parmi les sites touchés figurent une centrale nucléaire en construction à Darkhovin, ainsi que des secteurs situés à proximité des ports de Bandar Abbas, Sirik et de l’île de Qeshm.
Des dégâts ont également été signalés dans la région frontalière de Shadegan. Selon les autorités iraniennes, aucune victime n’a été recensée à ce stade.
Téhéran riposte en visant des installations militaires américaines
En réponse, l’Iran affirme avoir lancé une attaque de grande ampleur contre des infrastructures militaires américaines au Koweït. Selon les autorités iraniennes, des drones ont visé un dépôt de munitions situé au camp d’Ali Al Salem (Camp Udairi), ainsi que des radars et des systèmes antimissiles Patriot installés sur la base aérienne d’Ali Al Salem.
L’armée koweïtienne a indiqué que la majorité des missiles et des drones avaient été interceptés par les systèmes de défense aérienne. Les autorités locales ont toutefois confirmé une nouvelle attaque contre une centrale électrique et une installation de dessalement, déjà touchées la veille.
Les tensions s’étendent à l’ensemble du Golfe
Face au risque de nouvelles frappes, des alertes aériennes ont également été déclenchées au Bahreïn, où est basée la Cinquième flotte de la marine américaine. Les autorités bahreïniennes accusent l’Iran d’avoir tenté de cibler des infrastructures civiles.
En Jordanie, la situation est également restée tendue. L’ambassade des États-Unis avait initialement évoqué une évacuation de l’aéroport international d’Amman et du port d’Aqaba en raison de menaces potentielles. Le gouvernement jordanien a ensuite assuré que les deux infrastructures continuaient de fonctionner normalement.
Selon l’armée israélienne, les systèmes de défense aérienne d’Israël et de la Jordanie ont intercepté conjointement un missile iranien qui se dirigeait vers la région d’Aqaba.
Le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux foyers de la crise
Parallèlement, l’Iran a annoncé avoir intercepté plusieurs navires qui tentaient de traverser le détroit d’Ormuz. Les représentants du Corps des gardiens de la révolution islamique affirment que ces bâtiments auraient ignoré les injonctions des forces iraniennes.
Selon Téhéran, deux navires ont été immobilisés à la suite d’incidents survenus dans le détroit, tandis que deux autres ont modifié leur itinéraire. La situation autour de cette voie maritime stratégique, essentielle au transport mondial de pétrole, continue de se dégrader, alimentant les inquiétudes concernant la sécurité énergétique mondiale.
