Une nouvelle vague de cyberescroqueries touche la France. Les fraudeurs exploitent des données personnelles dérobées afin de convaincre leurs victimes de communiquer elles-mêmes les informations de leur carte bancaire.
Les internautes reçoivent des courriels présentés comme provenant d’un prétendu service de streaming vidéo baptisé Cellcast Vidéos. Le message affirme qu’un abonnement annuel d’un montant d’environ 50 euros a été automatiquement activé à l’issue d’une période d’essai gratuite, rapporte Le Figaro.
Des informations personnelles authentiques renforcent la crédibilité de l’arnaque
Ce qui rend cette campagne particulièrement trompeuse est la présence de véritables informations concernant les destinataires : nom, prénom, adresse postale et même numéro de compte bancaire (IBAN). Ces éléments donnent l’impression qu’un abonnement existe réellement.
En réalité, Cellcast Vidéos n’existe pas. Les escrocs ont simplement repris le nom d’une entreprise australienne bien réelle afin de rendre leur fraude plus crédible.
L’option « annuler l’abonnement » mène vers un faux site
Le courriel invite ensuite les destinataires à cliquer sur un lien permettant soi-disant de gérer leur abonnement. Ils sont alors redirigés vers une page qui reproduit l’apparence d’un véritable service en ligne.
Le faux portail propose ensuite d’obtenir un remboursement, mais exige pour cela la saisie des coordonnées complètes de la carte bancaire. C’est précisément cette étape qui permet aux cybercriminels de récupérer les informations financières de leurs victimes.
Les données utilisées proviendraient d’anciennes fuites informatiques
Selon les spécialistes de la cybersécurité, les informations personnelles exploitées dans cette campagne pourraient provenir de précédentes fuites de données ayant touché de grands opérateurs de télécommunications français.
L’utilisation de renseignements authentiques augmente considérablement la crédibilité des messages et rend cette méthode bien plus efficace que les campagnes classiques de phishing.
L’urgence est utilisée comme principal levier psychologique
Les fraudeurs misent sur la peur d’un prélèvement imminent pour pousser les destinataires à agir sans vérifier l’authenticité du message.
Les experts rappellent toutefois une incohérence révélatrice : si une entreprise possède déjà l’IBAN d’un client, elle n’a aucune raison de lui demander les coordonnées complètes de sa carte bancaire pour effectuer un remboursement. Cet élément constitue l’un des principaux indices d’une tentative d’escroquerie.
Les autorités appellent à la vigilance
Les spécialistes recommandent de ne jamais cliquer sur les liens contenus dans ce type de courriels et de ne communiquer aucune donnée bancaire via des sites accessibles depuis ces messages.
En cas de doute concernant un paiement ou un abonnement, il est conseillé de vérifier directement l’information sur le site officiel de l’entreprise concernée ou de contacter sa banque. Si les coordonnées de la carte ont déjà été transmises, il est recommandé de faire immédiatement opposition et d’en informer son établissement bancaire.
