La France augmente fortement le nombre de postes d’internes en médecine : un record de 10 260 places sera ouvert en 2026

Le gouvernement français a annoncé une augmentation importante du nombre de postes ouverts pour l’internat en médecine. Dès l’automne 2026, 10 260 postes d’internes seront proposés aux diplômés des facultés de médecine, soit 1 341 places de plus que l’année précédente. Cela représente une hausse d’environ 15 % par rapport à la campagne 2025, rapporte Le Monde.

Le ministère de la Santé présente cette mesure comme le premier résultat majeur de la réforme engagée après la suppression du numerus clausus en 2019, qui limitait pendant de nombreuses années le nombre de futurs médecins.

La médecine générale demeure la principale priorité

La médecine générale restera, comme les années précédentes, la spécialité comptant le plus grand nombre de postes. 4 070 places seront ouvertes aux futurs médecins généralistes, soit une augmentation de 13,3 % par rapport à l’année précédente. Cette spécialité représente à elle seule près de 40 % de l’ensemble des postes d’internat.

Le gouvernement explique cette décision par sa volonté de renforcer les soins de premier recours et de réduire la pénurie de médecins sur le territoire.

Priorité aux spécialités confrontées aux plus fortes pénuries

Les augmentations les plus importantes concernent les disciplines médicales où le manque de praticiens est le plus marqué :

  • dermatologie : 130 postes (+25 %) ;
  • pédiatrie : 468 postes (+20,3 %) ;
  • gynécologie-obstétrique : 275 postes (+20,1 %) ;
  • médecine d’urgence : 545 postes (+19,8 %) ;
  • gériatrie : 212 postes (+19,8 %) ;
  • cardiologie et médecine cardiovasculaire : 232 postes (+19,6 %) ;
  • psychiatrie : 665 postes (+18,1 %).

Davantage d’internes dans les régions confrontées au manque de médecins

Une attention particulière est également accordée aux territoires où l’accès aux soins demeure le plus difficile. Les hausses les plus importantes du nombre de postes concernent les régions suivantes :

  • Centre-Val de Loire : +18 % ;
  • Nouvelle-Aquitaine : +15,7 % ;
  • Hauts-de-France : +14,7 %.

À travers cette répartition, les autorités souhaitent progressivement réduire les inégalités territoriales en matière de présence médicale.

Une réforme en réponse à la crise hospitalière

Cette évolution fait suite à la situation observée en 2024, lorsque la mise en place de nouvelles règles de sélection avait conduit à l’affectation d’environ 8 500 internes seulement, contre près de 9 500 habituellement. Cette baisse avait fortement accru la charge de travail des équipes hospitalières.

Selon les organisations professionnelles, les internes assurent près de 40 % de l’activité des équipes médicales hospitalières, notamment dans les services d’urgence. L’augmentation du nombre de postes est ainsi considérée comme l’une des mesures clés pour répondre à la pénurie de personnels dans le système de santé français.

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