Paris et Berlin ont convenu de concilier la réduction des émissions de CO₂ avec le soutien à la production européenne, à l’innovation technologique et aux investissements dans la nouvelle génération de véhicules électriques.
La France et l’Allemagne ont harmonisé leurs approches concernant la modernisation de l’industrie automobile de l’Union européenne. Cette initiative commune doit aider le secteur à s’adapter aux exigences climatiques de l’UE tout en préservant les capacités de production et les compétences technologiques en Europe.
Les gouvernements des deux pays proposent de mettre en place un ensemble de mesures destinées à stimuler les investissements, la recherche scientifique et le développement technologique. Une attention particulière sera accordée à la production automobile sur le territoire européen et au renforcement des chaînes d’approvisionnement.
Objectifs climatiques et compétitivité industrielle
L’objectif principal de cet accord est de réduire les émissions de dioxyde de carbone sans affaiblir la position des constructeurs européens sur le marché mondial. La France et l’Allemagne souhaitent créer les conditions permettant à la transition vers des transports plus respectueux de l’environnement de s’accompagner du développement de technologies propres et de l’augmentation des capacités de production.
L’accent est notamment mis sur la conception et la fabrication de véhicules électriques de nouvelle génération. Selon les deux pays, le soutien à l’innovation et à la production doit permettre de concrétiser le principe d’une supériorité industrielle européenne, dans laquelle la modernisation écologique contribue également au développement économique de la région.
Paris et Berlin estiment que cette approche permettra à l’UE de poursuivre simultanément ses objectifs climatiques, de renforcer son autonomie technologique et de consolider sa base industrielle.
Ainsi, l’accord entre les deux principales puissances européennes de l’industrie automobile vise à concilier deux impératifs : la transition vers une mobilité plus propre et la préservation de la compétitivité du secteur automobile européen.
