La France envisage de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale des plus fortunés pour financer les réformes de l’éducation

Le gouvernement français envisage de durcir les mesures contre la fraude fiscale et les dispositifs permettant de réduire l’impôt dû. Les recettes supplémentaires pourraient contribuer au financement des mesures en faveur de la jeunesse et à la modernisation des établissements scolaires et universitaires, sans alourdir la dette publique.

Invité sur TF1, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a déclaré que l’exécutif était prêt à discuter d’un renforcement des mesures fiscales lors de l’examen du budget 2027. Les discussions pourraient notamment porter sur les mécanismes dont bénéficient les contribuables les plus fortunés pour réduire leurs obligations fiscales.

Selon le ministre, le projet de budget initial prévoit déjà de limiter certains avantages fiscaux et dispositifs dérogatoires. Ces mesures pourraient être renforcées au cours des débats parlementaires afin de dégager des ressources supplémentaires pour financer les initiatives dans le domaine de l’éducation.

Financer les dépenses éducatives grâce à de nouvelles recettes

La question des ressources budgétaires s’est posée après l’annonce d’un plan gouvernemental destiné à répondre aux manifestations de lycéens et d’étudiants. Parmi les mesures envisagées figurent des investissements dans la rénovation des infrastructures universitaires et la création de postes d’enseignants supplémentaires.

David Amiel a souligné que la mise en œuvre de ces engagements nécessiterait de trouver des financements additionnels. Selon lui, le gouvernement ne peut pas promettre de nouvelles aides à la jeunesse tout en augmentant l’endettement public, dont le remboursement pèsera sur les finances futures.

Le ministre a également confirmé que l’exécutif entendait maintenir son objectif de ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2027. Le financement des nouvelles mesures devra donc rester compatible avec les efforts de consolidation budgétaire.

L’exécutif cherche un compromis avec le Parlement

David Amiel espère que les négociations budgétaires permettront aux différentes forces politiques de s’accorder sur les mesures en faveur des jeunes. Il a notamment évoqué le compromis politique trouvé l’année précédente autour de la suspension de la réforme des retraites.

Le gouvernement tente ainsi de concilier deux objectifs : répondre aux revendications des jeunes concernant l’éducation et maintenir le déficit public dans les limites fixées. La question de savoir si les débats parlementaires aboutiront à un durcissement des règles fiscales applicables aux contribuables les plus aisés devrait être tranchée au cours de l’examen du budget 2027.

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