Les commerçants du centre de la capitale française constatent une baisse de la fréquentation et de leur chiffre d’affaires après plusieurs semaines de manifestations. Certains ont déjà modifié leurs horaires ou décidé de fermer le week-end, par crainte de nouveaux débordements, rapporte France info.
Les commerçants réduisent leurs horaires d’ouverture
Dans le quartier de République, à Paris, les commerçants tentent de s’adapter à une situation qui reste tendue depuis le 17 octobre. La diminution du nombre de clients est notamment attribuée aux restrictions de circulation nocturnes, à la fermeture temporaire de stations de métro le samedi et à la diffusion dans les médias d’images d’affrontements et de commerces dégradés.
Certains propriétaires ont choisi de ne plus ouvrir le week-end afin d’éviter d’éventuels dégâts. C’est notamment le cas de Florian Cohen, opticien, qui ferme sa boutique chaque samedi et retire une partie de ses produits de la vitrine. Bien que son magasin n’ait pas été directement visé par des attaques, il préfère ne prendre aucun risque.
Il a déplacé une partie de son activité au dimanche, mais cela ne suffit pas à compenser les pertes. Selon ses estimations, ses revenus ont diminué de 30 à 40 % depuis le début des manifestations.
L’image du quartier dissuade les clients
Le commerçant explique que les clients appellent de plus en plus souvent avant de se déplacer pour vérifier si le magasin est ouvert. Après avoir vu à la télévision des images des violences, certains ont commencé à considérer le quartier de République comme une zone dangereuse et préfèrent éviter de s’y rendre.
Pour tenter de redresser la situation, Florian Cohen et d’autres commerçants du quartier ont sollicité la mairie afin de proposer une vaste campagne d’information. L’objectif serait de rappeler aux habitants et aux visiteurs que les commerces restent ouverts et d’inciter les clients à revenir, notamment le week-end.
Une nouvelle manifestation syndicale est toutefois prévue à Paris le 5 novembre. Pour les commerçants, cette échéance représente une nouvelle journée d’incertitude, après plusieurs semaines durant lesquelles les mobilisations ont perturbé l’activité dans les quartiers centraux de la capitale.
