La fermeture de l’usine de Ras Laffan au Qatar menace une pénurie mondiale de GNL

L’usine Ras Laffan au Qatar a été arrêtée début mars après une attaque d’un drone iranien. Selon Bloomberg, il s’agit de la première perturbation majeure de l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) depuis trois décennies.

En raison du blocage du détroit d’Ormuz, les prix de l’essence et du carburant aérien ont fortement augmenté. L’analyste énergétique Saul Kavonik a indiqué que les perturbations de l’approvisionnement pourraient durer des mois, voire des années, selon la rapidité de la remise en service des installations.

Conséquences pour l’Asie et l’Europe

Des restrictions sur l’approvisionnement en gaz sont déjà observées en Asie : le Vietnam et les Philippines ont suspendu leurs achats, des entreprises indiennes ont effectué des acquisitions à des prix records, et le Pakistan accélère la réduction de sa consommation. En Europe, les grands consommateurs industriels, en particulier les producteurs de produits chimiques, seront impactés.

Concurrence pour les ressources et nouveaux fournisseurs

La pénurie de gaz intensifie la concurrence entre l’Asie et l’Europe, ce qui pourrait provoquer des guerres de prix. Les États-Unis et l’Australie tentent de tirer parti de la situation en fournissant des alternatives aux marchés asiatiques et européens. Il est important de noter que la Russie cherche également à profiter de cette situation malgré les sanctions sur ses ressources énergétiques, mises en place en réponse à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine.

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