La NASA a lancé le télescope spatial Roman le 30 août, l’une des missions astronomiques les plus ambitieuses de la nouvelle génération. L’appareil a décollé depuis le Centre spatial Kennedy, en Floride, et doit considérablement élargir les capacités de l’humanité à étudier l’Univers.
La principale mission de Roman sera de créer une carte extrêmement détaillée et étendue du cosmos, permettant aux chercheurs d’étudier la répartition des galaxies, des étoiles et d’autres objets sur d’immenses distances. Le télescope opérera depuis une région de l’espace située à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, rapporte Le Figaro.
Un champ de vision plus de 100 fois supérieur à celui de Hubble
Roman a été développé pendant plus de dix ans, pour un coût total dépassant 4 milliards de dollars. Le télescope porte le nom de l’astronome américaine Nancy Grace Roman, souvent surnommée la « mère de Hubble ».
Son principal avantage réside dans son champ de vision exceptionnellement large. Celui-ci est plus de 100 fois supérieur à celui de Hubble, permettant à Roman d’étudier en relativement peu de temps d’immenses portions du ciel.
Ses instruments infrarouges permettront également de détecter la lumière provenant d’objets dont le rayonnement a voyagé pendant des milliards d’années avant d’atteindre la Terre. Les scientifiques pourront ainsi observer une partie très ancienne de l’Univers et suivre son évolution au fil du temps.
Matière noire, exoplanètes et supernovas
L’un des principaux objectifs scientifiques de la mission est d’étudier la matière noire et l’énergie noire, qui représenteraient, selon les estimations actuelles, environ 95 % de l’Univers. Leur nature demeure l’une des plus grandes énigmes de la physique moderne.
Roman recherchera également des milliers d’exoplanètes et observera des dizaines de milliers de supernovas. L’ampleur de ces observations devrait permettre de constituer l’un des plus grands catalogues d’objets astronomiques jamais réalisés.
La mission pourrait également remettre à l’épreuve les fondements de la cosmologie moderne. Les scientifiques estiment de plus en plus que l’actuel modèle standard de l’Univers pourrait être incomplet. Les données recueillies par Roman pourraient aider à identifier les éventuelles limites de notre compréhension actuelle du cosmos.
Le nouveau télescope de la NASA ne devrait donc pas être seulement un successeur des précédents observatoires spatiaux. Il pourrait devenir un outil essentiel pour tester les théories fondamentales sur l’origine, la structure et l’évolution de l’Univers.
