En Ariège, la destruction massive de vaches vaccinées suscite une vive contestation

Dans le département de l’Ariège, dans le sud de la France, un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse a été détecté dans un troupeau de bovins vacciné seulement deux semaines auparavant.

Malgré cette vaccination récente, le protocole sanitaire de l’État impose l’abattage de l’ensemble du cheptel, une décision qui provoque une forte incompréhension sur le terrain. Cela est rapporté par France info.

Appel à mettre fin à l’« abattage total »

Le président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, Philippe Lacube, a interpellé les autorités en demandant une révision urgente de la stratégie actuelle. Selon lui, les éleveurs ne comprennent pas combien de temps après une vaccination la pratique de l’abattage systématique reste appliquée. Il qualifie cette approche de totalement inacceptable dans le contexte actuel.

Un protocole jugé rigide et déconnecté du terrain

Philippe Lacube dénonce également une absence totale de dialogue avec les agriculteurs, affirmant que les décisions d’abattage sont annoncées de manière brutale, « comme un coup de massue ». Il reproche en outre au gouvernement d’avoir ignoré les alertes répétées du secteur agricole en faveur d’un lancement plus précoce de la vaccination, qui aurait, selon lui, permis de limiter l’ampleur de la crise actuelle.

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