Le changement climatique pourrait accélérer la propagation du hantavirus, alertent des scientifiques

Des chercheurs estiment que le changement climatique crée des conditions de plus en plus favorables à la propagation du hantavirus, notamment en raison de l’augmentation rapide des populations de rongeurs, principaux vecteurs de l’infection.

Après l’apparition d’un foyer épidémique à bord du navire MV Hondius, des spécialistes argentins ont lancé de nouvelles recherches dans le sud du pays afin d’identifier précisément le lieu où les passagers auraient été contaminés, rapporte France Info.

Les fortes précipitations ont favorisé l’explosion des populations de rongeurs

Les biologistes expliquent qu’après de longues périodes de sécheresse, les pluies abondantes associées au phénomène climatique El Niño ont entraîné une forte croissance de la végétation et une augmentation des ressources alimentaires pour les rongeurs.

Cette situation a provoqué une hausse rapide des populations de rats et de souris, augmentant parallèlement le risque de transmission du virus entre animaux et humains.

Selon des chercheurs argentins, certaines régions peuvent connaître de véritables « explosions démographiques » de rongeurs, avec des effectifs multipliés par plusieurs dizaines, voire centaines.

Un lien observé entre anomalies climatiques et épidémies

Les experts rappellent que des situations similaires ont déjà été observées par le passé. L’une des flambées les plus connues de hantavirus aux États-Unis dans les années 1990 s’était également produite après un épisode marqué d’El Niño et une forte augmentation des précipitations.

Les scientifiques soulignent que le réchauffement climatique n’influence pas seulement la prolifération des rongeurs, mais pousse aussi davantage de personnes à entrer en contact avec des environnements naturels où circulent des virus dangereux.

Les périodes de sécheresse augmentent aussi les risques

Les spécialistes avertissent que les sécheresses constituent elles aussi un facteur de risque. Lorsque la nourriture se fait rare, les rongeurs se rapprochent plus fréquemment des habitations et des stocks alimentaires, augmentant les probabilités de contamination.

Les épidémiologistes rappellent que, même si la transmission du hantavirus entre humains reste rare, la combinaison du changement climatique, des phénomènes météorologiques extrêmes et de l’augmentation des contacts avec les vecteurs représente un nouveau défi pour les systèmes de santé.

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