La capitale française, Paris, a terminé le mois d’avril avec un niveau de précipitations exceptionnellement bas — seulement 6,4 mm de pluie. Cela fait d’avril 2026 l’un des plus secs de l’histoire des observations météorologiques dans la ville, rapporte Le Parisien.
Au total, seulement deux jours de pluie ont été enregistrés durant le mois, la majorité des précipitations étant tombée au début avril. Ensuite, la ville est restée pratiquement sans pluie significative pendant près de quatre semaines consécutives.
Des niveaux historiquement bas
Selon les données collectées depuis 1873, avril 2026 se classe au quatrième rang des mois d’avril les plus secs. Moins de précipitations n’ont été observées qu’en 1893, 1954 et 2007.
À titre de comparaison :
- la moyenne des précipitations en avril est d’environ 40 à 45 mm
- cette année, le niveau est inférieur de 86 % à la normale
Le principal facteur est une zone persistante de haute pression (anticyclone) au-dessus de l’Europe occidentale, qui a bloqué l’arrivée des perturbations pluvieuses. En conséquence, les précipitations se sont déplacées plus au nord, tandis que le sud de la France a reçu davantage d’humidité.
Un lien avec le changement climatique ?
Les spécialistes soulignent que ce type de phénomène est rare mais pas inédit. Ils estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur une tendance à long terme, en particulier pour la période printanière.
Quand le retour de la pluie ?
Les prévisions indiquent que cette période sèche devrait prendre fin prochainement. Dès le début du mois de mai, un retour des précipitations est attendu, ce qui pourrait partiellement compenser le déficit hydrique.
L’évolution dépendra largement des conditions météorologiques de mai, un mois qui pourrait s’avérer déterminant pour le rééquilibrage hydrique de la région.
