À Marcy-l’Étoile, dans la « Vallée de la chimie » au sud de Lyon, environ 200 riverains ont lancé une procédure judiciaire contre deux industriels, Daikin Chemicals et Arkema, suspectés d’être responsables d’une pollution élevée aux PFAS, des substances chimiques persistantes dans l’environnement.
Les requérants réclament plus de 36 millions d’euros pour réparer les préjudices subis, rapporte France Info.
Parmi les plaignants, Éric Maître, retraité souffrant de cholestérol et d’hypertension, s’interroge sur les effets de l’eau potable contaminée qu’il a consommée pendant des années. Il affirme que son taux de PFAS dans le sang est dix fois supérieur à la moyenne nationale, et présente des analyses de sol et d’eau pour étayer sa plainte.
« Nous assignons en justice ces deux compagnies, avec des preuves scientifiques et environnementales », explique-t-il, soulignant l’impact concret sur la santé et l’environnement.
Réparation et préjudice moral
L’action, coordonnée par trois associations, constitue la plus grande plainte civile en Europe pour ce type de pollution. Elle vise à obtenir réparation pour les dommages matériels et moraux, notamment l’anxiété, le stress et les pathologies déjà développées par les riverains, précise Emma Feyeux, responsable projets justice et santé environnementale pour Notre Affaire à Tous.
Réponse des entreprises
Arkema n’a pas souhaité commenter l’affaire. De son côté, Daikin Chemicals affirme mettre « tout en œuvre depuis plusieurs années pour produire de manière responsable et maîtriser son impact sur l’environnement à travers des actions concrètes et continues ».
En attendant l’issue du procès, certains riverains, comme Éric Maître, ont choisi de cesser la culture de légumes dans leur potager, par précaution face à la contamination persistante.
