Le président Emmanuel Macron a nommé David Amiel, âgé de 33 ans, au poste de ministre du Budget, en remplacement d’Amélie de Montchalin, qui prend désormais la tête de la Cour des comptes française.
Cette nomination intervient dans un contexte de crise politique profonde et de nécessité de maîtriser le déficit budgétaire du pays, rapporte Politico.
Après les élections générales de 2024, qui ont entraîné une instabilité parlementaire, la France a connu plusieurs changements gouvernementaux. Les précédents Premiers ministres ont été écartés à cause de désaccords sur la politique budgétaire, accentuant les tensions lors des débats sur le budget.
Pour 2026, le déficit budgétaire attendu est d’environ 5 % du PIB, ce qui place devant le nouveau ministre la tâche complexe de contrôler les dépenses et les recettes de l’État.
Priorités du nouveau ministre
Dans sa première déclaration, David Amiel a promis de :
- Garantir la bonne exécution du budget 2026 ;
- Renforcer le contrôle contre l’évasion fiscale ;
- Lutter contre la fraude dans le système de protection sociale.
Bien qu’il dispose seulement de trois mois d’expérience en tant que ministre du secteur public, sa première fonction gouvernementale, il s’est déjà fait connaître comme un réformateur actif.
Conséquences politiques
La nomination d’Amiel a également suscité des critiques sur la politisation des institutions publiques clés, son prédécesseur, Amélie de Montchalin, ayant été affectée à la tête de la Cour des comptes. Les analystes soulignent que le nouveau ministre du Budget jouera un rôle central dans les tentatives du gouvernement de stabiliser les finances publiques dans un contexte de parlement instable.
