Londres cherche des garanties face à l’initiative européenne « Buy European »

Le ministre britannique du Commerce, Chris Bryant, se rendra à Paris le 17 mars afin de discuter avec la partie française des conséquences de la mise en œuvre du principe « Buy European » au sein de l’Union européenne, rapporte Politico.

Dans la capitale française, il doit rencontrer son homologue Nicolas Forissier, dans le but d’obtenir des assurances que les nouvelles règles européennes en matière de marchés publics ne créeront pas d’obstacles pour les fabricants britanniques.

En quoi consiste l’initiative ?

Le principe « acheter européen » figure dans un projet de loi de la Commission européenne visant à accélérer la production industrielle au sein de l’UE. Le texte prévoit de nouvelles conditions d’utilisation des fonds publics, à travers les mécanismes de marchés publics, d’aides d’État, d’incitations fiscales et d’autres formes de soutien financier.

La France défend traditionnellement une application stricte de cette approche, en insistant sur la priorité accordée aux producteurs établis dans les États membres de l’UE lors de l’allocation des ressources budgétaires.

La position de Londres

Au sein du gouvernement britannique, on craint que ce nouveau cadre ne limite de facto l’accès des entreprises du Royaume-Uni aux chaînes d’approvisionnement européennes — à un moment où Londres et Bruxelles cherchent à relancer progressivement leurs relations.

Selon Politico, la dernière version du projet de loi élargirait toutefois la définition des « producteurs européens » en y intégrant une catégorie de « partenaires de confiance », dont les produits pourraient être assimilés à ceux fabriqués dans l’UE.

C’est précisément sur cette disposition que le Royaume-Uni compterait s’appuyer dans ses discussions avec la France.

La présentation officielle de l’initiative législative est attendue le 25 février.

Retour en haut