Macron critique l’application provisoire de l’accord UE-Mercosur

Le président Emmanuel Macron a exprimé son inquiétude concernant l’application temporaire de l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur, estimant que cette mesure présente des risques sérieux pour les agriculteurs et les citoyens européens.

Selon lui, la Commission européenne a agi unilatéralement, en mettant en œuvre l’accord alors que le Parlement européen ne l’avait pas encore approuvé. Macron a qualifié cette pratique de non acceptable et inattendue, soulignant qu’il ne soutiendra pas un accord qui limite la production européenne sans garanties concrètes sur les importations.

Réaction de la Commission européenne

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a expliqué que l’accord avait commencé à s’appliquer temporairement après la ratification par les parlements de l’Uruguay et de l’Argentine.

L’objectif déclaré est de renforcer les échanges commerciaux entre l’UE et les quatre pays sud-américains du Mercosur : Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay.

Auparavant, lors du sommet de l’UE à Bruxelles en décembre 2025, les dirigeants européens avaient reporté la signature de l’accord. En janvier, le Conseil européen a donné son feu vert à une application provisoire, mais le Parlement européen a saisi la Cour de justice de l’UE, suspendant le processus de ratification pour un an et demi.

Contestations et inquiétudes

L’accord a rencontré l’opposition de plusieurs pays européens, notamment la France et la Pologne.

Les agriculteurs français ont manifesté contre le traité, demandant la protection du souveraineté alimentaire nationale et mettant en garde contre les risques pour l’agriculture locale.

Macron a insisté sur la responsabilité envers les agriculteurs et les citoyens, soulignant que la Commission européenne doit agir de manière prudente et transparente afin d’éviter les tensions au sein de l’UE.

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