La Corée du Sud déploie des chasseurs après l’approche d’avions militaires chinois et russes

Les forces aériennes sud-coréennes ont fait décoller des avions de chasse après l’entrée de plusieurs appareils militaires chinois et russes dans la zone d’identification de défense aérienne de la Corée du Sud.

Selon l’état-major sud-coréen, les avions sont restés brièvement dans cette zone avant de la quitter, rapporte Le Monde. Aucune violation de l’espace aérien souverain du pays n’a toutefois été constatée.

L’incident s’est produit au-dessus de la mer du Japon

D’après les autorités militaires, les appareils ont évolué au-dessus de la mer du Japon, ainsi qu’au sud de la péninsule coréenne, dans une zone utilisée pour détecter et identifier les aéronefs s’approchant du territoire national.

La KADIZ ne fait pas partie de l’espace aérien souverain de la Corée du Sud, mais constitue une zone de surveillance destinée à permettre une identification précoce des vols militaires.

Séoul a réagi immédiatement

Dès la détection des avions étrangers, l’armée sud-coréenne a envoyé des chasseurs afin de suivre leurs déplacements et d’évaluer la situation.

Les autorités ont précisé qu’aucune menace directe contre le territoire sud-coréen n’avait été observée.

Des incidents similaires se sont déjà produits

En décembre dernier, la Corée du Sud et le Japon avaient déjà mobilisé leurs avions de combat après une mission conjointe d’appareils militaires russes et chinois à proximité de leurs zones d’identification aérienne.

À l’époque, Moscou et Pékin avaient indiqué qu’il s’agissait d’un exercice stratégique conjoint impliquant notamment des bombardiers stratégiques russes.

Pékin et Moscou n’ont pas encore réagi

Aucune déclaration officielle n’a, pour l’instant, été publiée par les autorités chinoises ou russes au sujet de ce nouvel épisode.

Ces opérations aériennes conjointes entre la Chine et la Russie se sont toutefois multipliées ces dernières années, suscitant une vigilance accrue des pays de la région.

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