La France intercepte un pétrolier sous sanctions transportant du pétrole russe dans l’Atlantique

La Marine nationale française a intercepté dans l’océan Atlantique le pétrolier Tagor, visé par des sanctions internationales pour son implication présumée dans le transport de pétrole russe. L’opération a été annoncée par le président français Emmanuel Macron.

Selon lui, le navire a été immobilisé le 31 mai dans le cadre d’une opération conjointe menée par les forces françaises et leurs alliés. Des partenaires britanniques ont également participé aux mesures de contrôle. L’intervention a été conduite conformément aux règles du droit maritime international.

Paris renforce sa lutte contre le contournement des sanctions

Le chef de l’État français a souligné que la France n’entendait pas tolérer les tentatives de contournement des sanctions internationales imposées à la Russie en raison de sa guerre contre l’Ukraine.

À Paris, on estime que les activités des navires appartenant à la « flotte fantôme » russe permettent non seulement au Kremlin de continuer à tirer des revenus de ses exportations énergétiques, mais représentent également un risque accru pour la sécurité maritime et l’environnement.

Le navire figure sur plusieurs listes de sanctions

Le pétrolier Tagor est inscrit sur les listes de sanctions des États-Unis, de l’Union européenne, du Royaume-Uni et de l’Ukraine. Les autorités britanniques l’ont ajouté à leur liste de navires sanctionnés au début de l’année 2026, le considérant comme l’un des éléments du réseau russe destiné à contourner les restrictions sur les exportations pétrolières.

Selon des sources européennes, le navire aurait été utilisé pour transporter du pétrole brut et des produits pétroliers russes. Des documents américains indiquent par ailleurs qu’il navigue sous pavillon panaméen.

Une opération qui n’est pas la première

Il ne s’agit pas de la première action menée par la France contre des navires liés à la « flotte fantôme » russe. Au printemps dernier, les autorités françaises avaient déjà intercepté le pétrolier Deyna, arrivé de la région de Mourmansk sous pavillon mozambicain. Après des inspections approfondies, le navire avait finalement été autorisé à quitter le port de Marseille.

Cette nouvelle interception témoigne du renforcement des contrôles exercés par les États européens sur les routes maritimes utilisées pour exporter des ressources énergétiques russes en contournant les sanctions internationales.

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