Le président français Emmanuel Macron a présenté aux parlementaires sa vision de la contribution française au système de garanties de sécurité pour l’Ukraine en cas de règlement pacifique.
C’est ce que rapporte Le Monde, citant des sources proches de la réunion à huis clos à l’Élysée.
La rencontre a eu lieu le 8 janvier et a rassemblé des ministres clés, le haut commandement militaire, les présidents des deux chambres du Parlement ainsi que les dirigeants des partis et des groupes parlementaires. Selon les participants, le chef de l’État a exposé les paramètres confidentiels de la mission française potentielle en Ukraine.
Présence non combattante et missions hors ligne de front
Macron a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une participation aux combats. Les unités militaires étrangères, en cas de déploiement, se situeraient à une distance significative du front et se concentreraient sur la formation, l’accompagnement et le soutien aux Forces armées ukrainiennes.
Le chef d’état-major des armées françaises, Fabien Mandon, a décrit le contingent potentiel comme des « forces de soutien à l’armée ukrainienne », soulignant qu’il n’assumerait pas de rôle de dissuasion ou de stabilisation.
Débats politiques et positions de l’opposition
Au cours des discussions, il a été mentionné que le nombre possible de militaires français pourrait atteindre 6 000, selon Mathilde Panot, cheffe du groupe des députés de La France Insoumise, qui a également exprimé des doutes sur la fiabilité des garanties américaines.
Certaines forces d’opposition, notamment les partis de gauche et d’extrême droite, insistent pour que tout déploiement français soit conditionné à un mandat international, notamment de l’ONU. D’autres parlementaires estiment qu’une demande officielle de l’Ukraine pourrait constituer une base légale suffisante.
Le ministre français de la Défense, Sébastien Lecornu, a précisé que des débats parlementaires séparés sur la participation éventuelle de la France à la future architecture de sécurité pour l’Ukraine sont prévus dans les deux à trois prochaines semaines.
