À Marseille, un premier cas autochtone de dengue détecté cette année

À Marseille, un premier cas de dengue autochtone a été détecté en 2026. Il s’agit d’une personne résidant dans le 12e arrondissement de la ville, qui aurait probablement contracté le virus après avoir été piquée par un moustique tigre infecté.

L’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé ce cas dans la soirée du 25 août, rapporte Le Figaro. La particularité de cette situation est que la personne infectée n’avait pas voyagé dans une région où le virus circule. En France, ce type de contamination est qualifié de cas autochtone.

Une campagne de lutte contre les moustiques lancée dans le quartier

Après la détection de l’infection, les autorités sanitaires ont immédiatement mis en place plusieurs mesures préventives. Des spécialistes procèdent à des traitements anti-moustiques dans les espaces publics et les jardins privés situés à proximité des lieux fréquentés par la personne infectée.

L’objectif est de réduire rapidement la population de moustiques susceptibles de transmettre le virus et d’éliminer les sites potentiels de reproduction.

Parallèlement, des équipes de l’ARS, de la Ville de Marseille et de Santé publique France mènent des investigations dans le secteur concerné. Les habitants sont informés des risques et les autorités recherchent d’éventuels autres cas de contamination.

Le moustique tigre, un facteur de risque de plus en plus surveillé

La dengue se transmet à l’être humain par la piqûre d’un moustique infecté. En France, une attention particulière est portée à Aedes albopictus, le moustique tigre, désormais présent dans de nombreuses régions du pays.

La détection d’un cas autochtone à Marseille montre que, dans des conditions favorables, le virus peut commencer à circuler localement, lorsqu’une personne infectée devient à son tour une source de contamination pour les moustiques présents dans son environnement.

Pour autant, un seul cas détecté ne signifie pas qu’une épidémie est en cours. Les autorités sanitaires concentrent donc leurs efforts sur la détection rapide d’éventuelles contaminations secondaires et sur le contrôle de la population de moustiques.

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