À Paris, des vandales ont attaqué une école de journalisme en raison de ses liens avec le monde des affaires

Dans la capitale française, Paris, dans la nuit du 11 avril, des inconnus ont commis un acte de vandalisme contre le bâtiment de l’école de journalisme ESJ Paris.

La façade de l’établissement a été aspergée de peinture et couverte de nombreux slogans à caractère provocateur, rapporte Le Parisien.

L’incident s’est produit dans le XVe arrondissement de la ville et a suscité une large réaction, notamment en raison de la nature des messages et de la cible visée.

Qui était visé par cette action

La principale cible de cette attaque était l’homme d’affaires français Vincent Bolloré, l’un des actionnaires de l’école. Des inscriptions critiquant vivement ce dernier sont apparues sur les murs, accompagnées d’accusations visant l’établissement, notamment de « propagande » et de « partialité ».

Par ailleurs, les auteurs ont bloqué l’entrée du bâtiment avec des chaînes, paralysant de fait l’accès aux locaux.

Les conséquences pour le fonctionnement de l’établissement

En raison des dégâts et des risques pour la sécurité, l’administration a été contrainte d’annuler la journée portes ouvertes, prévue le même jour pour les futurs étudiants. L’événement a été reporté à une date ultérieure.

La direction de l’école a déjà déposé plainte auprès de la police, et une enquête officielle est en cours.

La réaction de la direction de l’école

Le directeur général de l’établissement a souligné que de tels actes sont inacceptables à l’encontre des institutions éducatives, qui doivent rester des espaces neutres dédiés à l’apprentissage.

Il a insisté sur le fait que les désaccords avec les propriétaires ou la ligne de l’institution ne sauraient justifier des actes de vandalisme et de pression.

Contexte : changement de propriétaires et tensions sociales

L’école de journalisme, fondée à la fin du XIXe siècle, est récemment passée sous le contrôle d’un groupe d’investisseurs, parmi lesquels figurent de grands entrepreneurs français. Selon les observateurs, ce facteur pourrait avoir contribué à l’intensification des tensions dans la société.

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