Après le drame de Lianne, le gouvernement français prépare une possible peine de réclusion à perpétuité pour les violeurs en série

Le gouvernement français a annoncé l’élaboration de nouvelles mesures strictes dans la lutte contre les crimes sexuels, à la suite de l’émotion suscitée par la mort de la jeune Lianne, rapporte France Info.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une réunion spéciale avec plusieurs ministres concernés, au cours de laquelle des dispositions supplémentaires ont été intégrées au projet de loi sur la protection de l’enfance. Le texte devrait être examiné par le Parlement en juillet.

Vers une peine de réclusion à perpétuité pour les crimes en série

L’une des principales évolutions envisagées concerne le durcissement des sanctions pour les viols en série. Alors que la peine maximale actuelle est de 20 ans d’emprisonnement, le gouvernement propose de permettre aux tribunaux de prononcer la réclusion criminelle à perpétuité lorsque les faits concernent plusieurs victimes.

Les autorités soulignent que cette mesure vise à renforcer la protection des enfants et à envoyer un signal de tolérance zéro face aux violences sexuelles.

Accélération des enquêtes judiciaires

Une autre réforme majeure prévoit de réduire les délais d’enquête dans les affaires impliquant des mineurs. Selon la proposition gouvernementale, une fois l’auteur présumé identifié, les enquêteurs et le parquet disposeraient d’un maximum de trois mois pour mener les actes essentiels nécessaires à l’arrestation et à l’audition du suspect.

Le gouvernement envisage également de revoir les règles de prescription, de renforcer l’information des victimes sur l’avancement des procédures et d’imposer une justification plus détaillée des décisions de classement sans suite dans les affaires de violences sexuelles.

Une réforme intégrée au projet de loi sur la protection de l’enfance

Selon les services du Premier ministre, les travaux se poursuivent et l’ensemble des mesures validées sera intégré à la version actualisée du projet de loi sur la protection de l’enfance avant sa transmission au Parlement.

Par ailleurs, les députés français observeront une minute de silence en hommage à Lianne lors de la prochaine séance de l’Assemblée nationale, où la question de la responsabilité de l’État dans la protection des mineurs devrait occuper une place centrale dans les débats politiques.

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