En France, 30 000 lycéens privés de cours en présentiel après les dégradations de leurs établissements

Environ 30 000 lycéens français ne peuvent plus suivre normalement leurs cours en présentiel depuis plusieurs semaines en raison des dégradations commises dans des établissements scolaires pendant le mouvement de protestation, rapporte France info. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, l’a annoncé le 7 octobre lors d’une audition devant une commission de l’Assemblée nationale.

Selon lui, 24 lycées ont été incendiés ou saccagés depuis le début de la mobilisation. Dans certains établissements, l’état des bâtiments ne permet pas encore de reprendre les cours dans des conditions normales.

Les blocages se poursuivent malgré le recul de la mobilisation

Mercredi matin, de nouvelles actions ont de nouveau perturbé le fonctionnement des lycées français. D’après le ministère de l’Éducation nationale, les cours ont été totalement ou partiellement suspendus dans 528 établissements.

Ce chiffre est toutefois en baisse d’environ 41 % par rapport à la veille. Malgré ce recul, des blocages ont été signalés à Paris, dans le Rhône et à Nice. Les manifestants ont utilisé des poubelles, des barrières et des palettes pour empêcher l’accès aux établissements.

18 enquêtes ouvertes par l’IGPN

Dans le même temps, les interventions des forces de l’ordre font l’objet d’une attention accrue. L’Inspection générale de la Police nationale (IGPN) a ouvert 18 enquêtes portant sur des faits liés à la mobilisation des lycéens.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a également annoncé la suspension temporaire de l’utilisation des grenades assourdissantes lors des manifestations liées à ce mouvement.

Cette décision intervient après plusieurs incidents ayant fait des blessés parmi les manifestants. À Lens, notamment, un lycéen de 15 ans a été grièvement blessé à la main.

Le gouvernement cherche à rétablir un fonctionnement normal des établissements

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit s’exprimer sur la situation liée aux manifestations, ainsi que sur plusieurs autres dossiers d’actualité, notamment la crise des carburants, les difficultés du secteur agricole et la dette publique.

Parmi les mesures proposées par le gouvernement figure la mise en place d’une demi-journée consacrée à des échanges internes dans les établissements scolaires. L’objectif est de permettre aux directions et aux équipes pédagogiques de faire le point sur la situation et de déterminer les mesures à prendre.

La principale organisation syndicale des personnels de direction, SNPDEN-UNSA, a toutefois refusé d’organiser ces réunions tant que la situation ne sera pas stabilisée. Le syndicat estime que cette mesure a été proposée sans concertation préalable, alors que les équipes éducatives travaillent déjà dans un contexte d’épuisement important.

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