Menaces terroristes sur les réseaux sociaux : un jeune majeur poursuivi

Un homme âgé de 18 ans a été placé sous contrôle judiciaire après la diffusion, sur le réseau social TikTok, de propos assimilés à une menace terroriste. Les faits se sont produits en début de semaine et concernent la commune de Paimpol, dans le département des Côtes-d’Armor.

Lors d’une vidéo diffusée en direct, l’intéressé a affirmé vouloir commettre un attentat sous la tour Eiffel, rapporte Le Parisien.

Selon les informations relayées par la presse régionale, il aurait également mentionné une date et une heure précises, laissant entendre une volonté de provoquer une intervention des forces de l’ordre.

Intervention des autorités

Alertés par le contenu de la diffusion, les services de gendarmerie sont rapidement intervenus. Le jeune homme a été interpellé puis placé en garde à vue afin de déterminer la portée réelle de ses déclarations.

Au cours de son audition, le suspect a soutenu qu’il s’agissait d’une plaisanterie sans intention réelle de passage à l’acte.

Qualification judiciaire

Les autorités judiciaires n’ont toutefois pas retenu l’argument de la plaisanterie. Le parquet a engagé des poursuites pour « provocation à un acte de terrorisme », une infraction pénale considérée comme particulièrement grave, notamment dans le contexte de vigilance renforcée en matière de sécurité nationale.

À l’issue de sa garde à vue, le jeune homme a été placé sous contrôle judiciaire.

Mesures imposées

Dans l’attente de son procès, prévu le mois prochain devant le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc, plusieurs obligations lui ont été imposées :

  • pointage hebdomadaire auprès des services de police ;
  • obligation de soins ;
  • respect strict des conditions du contrôle judiciaire.

Les autorités ont également indiqué que l’intéressé était déjà connu des services judiciaires pour des faits antérieurs.

Cette affaire illustre la fermeté des pouvoirs publics face aux menaces proférées sur les réseaux sociaux, même lorsqu’elles sont présentées comme des propos humoristiques. Les institutions rappellent régulièrement que toute référence à des actes terroristes, quel qu’en soit le cadre, peut entraîner des poursuites pénales.

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