À Paris et dans les territoires voisins, le narcotrafic fait l’objet d’une pression croissante et systématique de la part des forces de l’ordre. Au cours des sept premiers mois de 2026, la police a saisi 5,2 tonnes de stupéfiants, soit une hausse de 25,9 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Mais l’augmentation des saisies ne constitue qu’une partie de la stratégie, rapporte Le Parisien. Les autorités françaises multiplient également les opérations directement ciblées contre les points de vente. Depuis le début de l’année, 339 opérations ont été menées, contre 290 sur la même période en 2025. L’intensité de ces interventions a ainsi progressé d’environ 17 %.
La pression dépasse désormais les simples opérations de police
La préfecture de police de Paris mise désormais sur une approche plus large que les seules saisies de drogue et arrestations de membres des réseaux. Les autorités utilisent de plus en plus des mesures administratives afin de perturber l’activité des trafiquants dans les quartiers concernés.
Depuis le début de l’année, 393 interdictions de séjour ont été prononcées, tandis que 42 établissements commerciaux ont été fermés. Par ailleurs, les propriétaires ont reçu 64 notifications liées à des procédures d’expulsion.
La police s’attend à un nouveau record
À la préfecture, les autorités s’attendent à ce que le volume des stupéfiants saisis continue d’augmenter d’ici à la fin de l’année.
À titre de comparaison, plus de 9 tonnes de drogues avaient été saisies dans l’agglomération parisienne sur l’ensemble de 2025. Ce chiffre représentait déjà une hausse de 29,2 % par rapport à 2024.
Paris veut s’attaquer à toute l’infrastructure du marché
La stratégie actuelle vise ainsi l’ensemble de la chaîne du narcotrafic : points de vente, locaux utilisés par les réseaux, établissements commerciaux et infrastructures facilitant leur activité.
Pour les autorités, l’objectif n’est plus seulement de saisir des cargaisons de stupéfiants, mais de rendre l’activité des réseaux criminels plus difficile, plus coûteuse et plus risquée. Cette approche traduit un changement de méthode : Paris cherche désormais à exercer une pression simultanée sur les acteurs du trafic et sur l’environnement qui permet à ces réseaux de fonctionner.
