En France, un jeune pompier volontaire de 18 ans a été officiellement mis en examen. Il est soupçonné d’avoir volontairement allumé le feu qui a ravagé plus de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau, une zone très fréquentée par les touristes et classée réserve de biosphère par l’UNESCO.
L’incendie s’est déclaré le 13 juillet 2026 dans la forêt de Fontainebleau, située à environ 60 kilomètres au sud-est de Paris. Les flammes ont parcouru plus de deux mille hectares, rapporte France 24.
Le mercredi 15 juillet, le jeune homme de 18 ans a été officiellement mis en examen et placé en détention. Selon le procureur, il a d’abord avoué avoir enflammé des branchages avec un briquet et de l’essence, avant de se rétracter.
Qui sont les incendiaires et les pyromanes
Le psychiatre et expert près la Cour de cassation Laurent Layet explique que les incendiaires forment une catégorie large de personnes qui mettent volontairement le feu. Leurs motivations peuvent être religieuses, politiques, liées à la vengeance ou à un intérêt matériel.
Les pyromanes, eux, ne représentent qu’une faible part – environ 3 à 5 %. Leur seule motivation est la fascination pour le feu lui-même. Les 95 % restants agissent pour d’autres raisons.
Le portrait type du pyromane
Selon l’expert, les pyromanes sont le plus souvent de jeunes hommes. Ils présentent fréquemment des traits impulsifs, qui ont tendance à s’atténuer avec l’âge. Beaucoup d’entre eux sont isolés socialement et émotionnellement, sans être forcément marginalisés. Ils manquent souvent d’un réseau de soutien solide pour faire face aux difficultés du quotidien.
Certains pyromanes ne se contentent pas d’allumer des feux : ils participent aussi aux opérations de secours. Cela peut leur apporter une forme de reconnaissance et un sentiment d’importance.
Pourquoi un pompier peut devenir incendiaire
Tous les pompiers ne sont pas des pyromanes. Cependant, les personnes obsédées par le feu sont souvent attirées par les métiers qui y sont liés – les services d’incendie, la sylviculture, etc. Cela leur permet de se rapprocher de ce qui les fascine.
Un trouble mental efface-t-il la responsabilité ?
Laurent Layet insiste : la présence d’un trouble psychique n’implique pas automatiquement une altération du discernement. La plupart des incendiaires qu’il a examinés comprenaient qu’ils violaient la loi.
La question de la culpabilité relève du juge, et non du psychiatre. L’expert se contente d’évaluer dans quelle mesure la personne était consciente de ses actes au moment des faits. Dans la grande majorité des cas, la responsabilité pénale pleine et entière est retenue.
