Donald Trump relance ses meetings électoraux annulés à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis

Le président américain Donald Trump a décidé de reprendre ses déplacements dans l’Iowa et le Kansas, où il envisageait auparavant de limiter sa campagne à des interventions à distance. Ce changement intervient alors que les perspectives électorales des républicains se compliquent à l’approche du scrutin du 3 novembre, susceptible de modifier l’équilibre des forces au Congrès, rapporte France 24.

Donald Trump va de nouveau participer en personne à la campagne électorale du Parti républicain. Dimanche, le président américain prévoit de tenir des meetings dans l’Iowa et le Kansas, deux États traditionnellement acquis aux conservateurs, mais où son camp pourrait cette fois rencontrer davantage de difficultés.

L’AFP a appris ce changement de programme auprès d’une source proche de l’équipe de campagne. Le parti avait auparavant envisagé de remplacer les déplacements présidentiels par des événements en ligne, estimant que les républicains disposaient de positions suffisamment favorables dans ces deux États.

Vendredi, Trump doit également participer à un événement en Floride, prévu de longue date et qui n’avait pas été annulé.

Les interrogations autour de la santé du président

La reprise des déplacements de campagne intervient après une polémique publique sur la condition physique du président, âgé de 80 ans. Jeudi, un journaliste lui a demandé si ses déplacements incessants à travers le pays ne le fatiguaient pas. Trump a répondu qu’il se sentait en excellente forme, avant de s’en prendre personnellement au reporter. Ces propos ont ensuite été relayés par l’équipe de communication de la Maison-Blanche sur les réseaux sociaux.

Mike Fahey, consultant politique ayant travaillé sur des campagnes électorales américaines, a estimé dans un entretien accordé à l’AFP que l’annulation des déplacements avait pu permettre à Trump de mettre fin aux discussions sur son état de santé. Il a toutefois souligné un autre enjeu : la présence physique du président génère beaucoup plus de retombées dans les médias locaux que des interventions à distance.

Les républicains risquent de perdre le contrôle du Congrès

Les élections de mi-mandat du 3 novembre détermineront la composition d’une partie du Congrès américain, notamment de la Chambre des représentants et du Sénat. Les démocrates espèrent reprendre le contrôle de la chambre basse. Ils cherchent également à obtenir un avantage au Sénat et à remporter plusieurs postes de gouverneur.

Les résultats du vote anticipé constituent l’un des signaux encourageants pour l’opposition. À vendredi midi, 47,9 millions d’Américains avaient déjà voté. La participation était particulièrement élevée dans les États où les scrutins sont disputés. Parmi les électeurs ayant voté par anticipation, les démocrates étaient plus nombreux que les républicains.

Les difficultés touchent également des États qui avaient auparavant largement soutenu Trump. Au Kansas, le candidat républicain fait face à une concurrence sérieuse, tandis que dans l’Iowa, la bataille pour les sièges à la Chambre des représentants s’annonce plus serrée que ne l’avaient anticipé les républicains.

Le coût de la vie et l’Iran au cœur de la campagne

La baisse de la cote de popularité de Trump complique également sa position politique. Parmi les principales sources de mécontentement des électeurs figurent la hausse du coût de la vie et les critiques de la campagne militaire américaine contre l’Iran.

Le président affirme au contraire que la situation économique des États-Unis est la meilleure de toute leur histoire. Dans ses interventions, il continue d’employer un discours ferme destiné à mobiliser l’électorat conservateur.

Trump a par ailleurs commencé à évoquer de possibles fraudes de la part de ses adversaires, alors même que le scrutin n’a pas encore eu lieu. Cette rhétorique rappelle sa position après l’élection présidentielle de 2020, dont il n’a toujours pas reconnu la défaite.

Si les démocrates obtiennent la majorité à la Chambre des représentants, ils pourront intensifier les enquêtes parlementaires sur l’administration présidentielle. Une prise de contrôle du Sénat par l’opposition pourrait également limiter les marges de manœuvre de la Maison-Blanche en matière de nominations.

Même en cas de changement de majorité au Congrès, Trump conserverait toutefois d’importantes prérogatives en politique étrangère et dans les décisions relatives à l’emploi de la force militaire. Les médias américains font déjà état de discussions sur une éventuelle reprise des frappes contre l’Iran après les élections de mi-mandat.

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