Iran, Ukraine et intelligence artificielle : une journée diplomatique clé s’ouvre à New York

Ce mercredi 23 septembre constitue l’une des journées les plus chargées de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, rapporte France 24. Plusieurs dossiers majeurs seront au centre des discussions à New York, de la crise autour de l’Iran à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, en passant par les risques liés au développement rapide de l’intelligence artificielle.

Le discours du président iranien Massoud Pezeshkian sera particulièrement attendu. Il interviendra à l’Assemblée générale au lendemain de la déclaration du président américain Donald Trump sur la reprise du dialogue avec Téhéran.

Washington et Téhéran tentent de renouer le dialogue

Pezeshkian est arrivé à New York après plusieurs contacts entre l’émissaire américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.

Selon la télévision publique iranienne, Téhéran a présenté ses propres conditions pour une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz, dont le blocage a déjà eu des répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie.

En parallèle, des représentants américains et iraniens ont poursuivi leurs consultations par l’intermédiaire de médiateurs. Jared Kushner a également participé aux contacts avec Téhéran du côté américain.

La veille, Donald Trump a déclaré devant l’ONU que les deux parties se trouvaient face à un choix difficile quant à la suite de la crise. À ce stade, aucun accord définitif permettant d’y mettre fin n’a toutefois été conclu.

L’Ukraine reste au cœur des discussions diplomatiques

La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine figurera également parmi les principaux dossiers abordés en marge de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit notamment prendre la parole.

La veille, il s’est dit prêt à suspendre les frappes contre les infrastructures énergétiques russes si Moscou mettait également fin à ses attaques massives contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes.

Une rencontre est par ailleurs prévue entre le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Le Conseil de sécurité se penche sur les risques liés à l’IA

Un autre dossier majeur de la journée concerne l’intelligence artificielle et son impact sur la sécurité internationale.

Des dirigeants de grandes entreprises technologiques participeront à une réunion du Conseil de sécurité : Sam Altman, d’OpenAI, Dario Amodei, d’Anthropic, et Clément Delangue, de Hugging Face. Ils doivent présenter aux membres du Conseil leur analyse des risques associés au développement des modèles d’IA les plus avancés.

Les discussions porteront notamment sur le risque de perte de contrôle des technologies et sur leur utilisation dans des domaines susceptibles d’avoir des conséquences directes pour la sécurité mondiale.

Dans ce contexte, la France et plusieurs de ses partenaires défendent l’idée d’un renforcement de la régulation internationale de l’intelligence artificielle. Emmanuel Macron appelle également les États qui souhaitent préserver leur autonomie technologique à développer leurs propres solutions d’IA, afin de réduire leur dépendance aux technologies américaines ou chinoises.

La journée diplomatique à l’ONU réunira ainsi trois enjeux distincts mais de plus en plus liés : la guerre, l’instabilité énergétique et le contrôle des technologies, qui jouent désormais un rôle croissant dans la définition de la sécurité internationale.

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