La France et le Royaume-Uni préparent une mission internationale pour protéger le détroit d’Ormuz

La France et le Royaume-Uni ont lancé des discussions internationales urgentes sur la sécurité dans le détroit d’Ormuz, l’une des routes maritimes les plus stratégiques au monde.

Plus de 40 pays doivent examiner la création d’un mécanisme de protection de la navigation dans un contexte d’escalade des tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Le détroit d’Ormuz assure le transport d’environ 20 % des exportations mondiales de pétrole, ainsi qu’une part importante :

  • d’ammoniac ;
  • d’urée ;
  • de soufre ;
  • d’autres composants utilisés dans la fabrication des engrais.

Après l’aggravation du conflit au Moyen-Orient, l’Iran a fortement limité la circulation maritime, provoquant déjà :

  • une hausse brutale des prix du pétrole ;
  • des perturbations dans les approvisionnements énergétiques ;
  • une augmentation du prix des engrais ;
  • des risques pour le secteur agricole mondial.

L’ONU alerte sur un risque de famine

L’Organisation des Nations unies avertit qu’une prolongation de la crise pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour la sécurité alimentaire mondiale.

Selon le directeur exécutif de l’UNOPS, Jorge Moreira da Silva, le monde ne disposerait plus que de quelques semaines pour éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.

L’ONU estime que la pénurie d’engrais et la baisse des rendements agricoles pourraient exposer jusqu’à 45 millions de personnes au risque de famine.

Londres et Paris passent à la planification militaire

Les discussions en ligne entre ministres de la Défense seront dirigées par le ministre britannique John Healey et la ministre française Catherine Vautrin.

Londres affirme que les alliés travaillent déjà sur des scénarios militaires concrets afin de garantir la sécurité des routes maritimes.

La France et le Royaume-Uni ont déjà commencé à déployer des forces dans la région :

  • Paris a envoyé un groupe aéronaval conduit par le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle ;
  • le Royaume-Uni a déployé le destroyer HMS Dragon.

Macron refuse une confrontation directe

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que Paris ne soutenait pas l’idée d’un affrontement militaire direct avec l’Iran.

Selon lui, la future mission devra avant tout viser :

  • la stabilisation de la région ;
  • la protection du commerce international ;
  • la coordination de la sécurité maritime.

Macron s’est également opposé à un blocage du détroit d’Ormuz ainsi qu’à l’éventuelle instauration de droits de passage pour les navires.

L’Iran menace d’une « réponse immédiate »

Téhéran a déjà réagi à l’éventuel déploiement d’une mission internationale. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a déclaré que la présence de navires militaires étrangers dans le détroit recevrait une « réponse ferme et immédiate ».

Dans le même temps, l’Iran se dit prêt à reprendre les négociations. Parmi les conditions posées par Téhéran figurent :

  • l’arrêt des hostilités ;
  • la levée des sanctions américaines ;
  • le dégel des avoirs iraniens ;
  • des garanties pour une navigation sûre.

Les États-Unis et Israël accentuent la pression

La situation s’est aggravée après que le président américain Donald Trump a rejeté les dernières propositions iraniennes visant à régler le conflit.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, de son côté, affirmé que toute éventuelle entente devait inclure le démantèlement complet des infrastructures nucléaires iraniennes.

Dans un contexte marqué par de nouveaux incidents impliquant des drones dans le Golfe persique et des attaques contre des navires commerciaux, les risques pour l’économie mondiale continuent d’augmenter.

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