La France poursuit son enquête sur un pétrolier de la « flotte fantôme » russe : le navire placé sous contrôle en Bretagne

Le pétrolier sous sanctions Tagor, associé à la « flotte fantôme » russe, a été transféré dans la baie de Douarnenez, en Bretagne, après son interception par la marine française. Les autorités poursuivent désormais les investigations afin de déterminer d’éventuelles infractions aux règles maritimes internationales, rapporte Le Figaro

Les enquêteurs français examinent plusieurs infractions potentielles, notamment l’utilisation présumée d’un pavillon irrégulier ainsi que le non-respect d’injonctions des autorités maritimes.

Pendant toute la durée de l’enquête, le navire restera sous la surveillance des autorités du département du Finistère. Une zone maritime de sécurité a été instaurée autour du pétrolier et le survol du secteur a été temporairement interdit.

Une opération menée avec le soutien du Royaume-Uni

Le tanker a été intercepté en haute mer à plus de 740 kilomètres des côtes bretonnes. Selon les autorités françaises, il avait quitté le port russe de Mourmansk et se dirigeait vers Limbe, au Cameroun, en utilisant un pavillon dont la validité fait l’objet de vérifications.

Les services français indiquent que l’opération de détection et d’interception a bénéficié du soutien du Royaume-Uni.

Un quatrième cas impliquant la France

L’affaire du Tagor constitue le quatrième épisode d’interception par la France d’un navire lié à la « flotte fantôme » russe. Dans les précédents dossiers, les pétroliers concernés avaient été autorisés à reprendre leur route après les enquêtes et le règlement des sanctions ou amendes éventuelles.

Moscou a dénoncé cette opération, la qualifiant d’illégale. De son côté, la France affirme agir dans le cadre du respect du droit maritime international et du contrôle de l’application des sanctions internationales.

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