La France transmet à la justice une affaire concernant de possibles violences contre des militants de la flottille à destination de Gaza

Les autorités françaises ont ouvert une procédure judiciaire concernant de possibles mauvais traitements infligés à des militants propalestiniens arrêtés par les forces israéliennes lors de l’interception d’une flottille humanitaire en route vers la bande de Gaza.

C’est ce qu’a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, rapporte Associated Press.

Paris demande une enquête sur des allégations de violences et d’humiliations

Selon le chef de la diplomatie française, le gouvernement a reçu un rapport officiel provenant des représentations diplomatiques françaises en Turquie, où les participants à la flottille ont séjourné après leur expulsion.

Le document fait état de témoignages évoquant de possibles violences physiques, des humiliations, des cas d’hypothermie, ainsi que des allégations de violences sexuelles visant certains ressortissants français.

« Ces faits pourraient constituer des infractions pénales ; le dossier a donc été transmis au parquet pour examen », a souligné Jean-Noël Barrot.

L’incident s’est produit après l’interception de la flottille en eaux internationales

L’affaire concerne une flottille humanitaire composée d’environ cinquante navires et se dirigeant vers Gaza. En mai, les forces israéliennes l’ont interceptée dans les eaux internationales, avant que des centaines de militants ne soient arrêtés puis expulsés vers la Turquie.

Les participants à la mission affirment avoir subi l’usage de la force, des décharges de pistolets à impulsion électrique ainsi que l’intervention de chiens de service lors de leur arrestation. Les autorités israéliennes rejettent ces accusations.

La polémique s’est amplifiée après une vidéo d’un ministre israélien

L’affaire a pris une dimension supplémentaire après la publication d’une vidéo controversée par le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, dans laquelle il se moquait de militants arrêtés, agenouillés et les mains entravées.

Cette vidéo a suscité de vives critiques internationales, tant à l’étranger qu’au sein même d’Israël. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu’un tel comportement ne correspondait pas aux valeurs de l’État.

La France a déjà adopté des mesures restrictives

La France et la Pologne avaient auparavant décidé d’interdire l’entrée sur leur territoire à Itamar Ben-Gvir. Paris a désormais franchi une nouvelle étape en transmettant aux autorités judiciaires les éléments relatifs aux possibles abus signalés.

Les autorités françaises soulignent que l’objectif de cette enquête est d’établir les circonstances exactes de l’arrestation des militants et de vérifier les informations faisant état d’éventuelles violations des droits humains lors de l’opération menée par les forces israéliennes.

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