La pression des sanctions contre la Russie pourrait s’intensifier fortement : le Congrès américain et l’Union européenne préparent de nouvelles mesures

Le Sénat des États-Unis rassemble progressivement un soutien suffisant en faveur d’un projet de loi prévoyant un renforcement significatif de la pression économique sur la Russie en raison de sa guerre contre l’Ukraine. Selon plusieurs médias américains, le texte bénéficie déjà de l’appui de plus de 60 sénateurs, ce qui ouvre la voie à son examen et à son adoption sans être bloqué par la procédure du filibuster.

L’initiative a été élaborée par les sénateurs Lindsey Graham et Richard Blumenthal et demeure l’un des principaux projets de sanctions actuellement examinés par le Congrès, rapporte Axios.

Un coup porté au secteur énergétique russe et aux pays importateurs

Le projet de loi prévoit non seulement de nouvelles sanctions contre la Russie, mais également des mécanismes de pression économique visant les États qui continuent d’acheter des hydrocarbures russes.

Il propose notamment l’instauration de droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les importations en provenance des principaux acheteurs de pétrole et de gaz russes. La Chine et l’Inde seraient les premières concernées.

Le texte prévoit également des sanctions contre la « flotte fantôme » russe, des établissements financiers, des projets énergétiques, dont le complexe Yamal LNG, ainsi que contre plusieurs représentants des autorités russes.

La Maison-Blanche ne s’oppose pas au nouveau paquet

Selon des sources américaines, le président des États-Unis Donald Trump serait prêt à promulguer cette loi si elle était adoptée par le Congrès, bien que son administration n’en soit pas officiellement à l’origine.

Les auteurs du projet ont par ailleurs indiqué avoir coordonné ses principales dispositions avec la Maison-Blanche.

L’Union européenne lie ses nouvelles sanctions aux frappes contre Kyiv

Parallèlement à cette initiative législative aux États-Unis, l’Union européenne renforce également sa pression économique sur Moscou.

Pour la première fois, Bruxelles a explicitement indiqué dans des documents officiels que les nouvelles sanctions constituaient une réponse aux frappes de missiles russes contre Kyiv des 1er et 5 juillet. L’Union européenne établit ainsi un lien direct entre ses nouvelles mesures restrictives et des attaques précises visant la capitale ukrainienne.

Une coordination renforcée de la politique de sanctions

Si cette loi est adoptée, Washington disposera de nouveaux instruments de pression à long terme contre la Russie, inscrits non plus uniquement dans des décisions de l’exécutif, mais dans une loi fédérale.

L’avancement simultané de nouveaux paquets de sanctions aux États-Unis et au sein de l’Union européenne témoigne d’une coordination croissante entre les alliés afin de poursuivre l’isolement de la Russie et de limiter ses capacités financières à poursuivre la guerre.

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