Le Népal et le Tibet sont confrontés à l’une des catastrophes naturelles les plus graves de ces dernières années. De gigantesques glissements de terrain, provoqués par l’effondrement d’un glacier, ont fait au moins 472 morts, tandis qu’environ 1 400 personnes sont portées disparues.
La catastrophe s’est produite mercredi dans une région montagneuse située à la frontière entre le Népal et le Tibet, rapporte France info. Les glissements de terrain ont détruit des routes, des bâtiments et des infrastructures, tandis que les opérations de secours sont rendues particulièrement difficiles par le relief, les mauvaises conditions météorologiques et l’ampleur des inondations.
Une nouvelle menace : un lac glaciaire s’est rompu au Tibet
Vendredi, la police népalaise a lancé une alerte au risque d’inondation, après avoir reçu des informations faisant état de la rupture d’un lac situé sur le territoire tibétain.
Le lac s’était formé à la suite de l’effondrement d’un glacier, phénomène qui a contribué au déclenchement des glissements de terrain. Les autorités ont appelé les habitants des zones menacées à rejoindre immédiatement des lieux sûrs et les services de secours ainsi que les forces de sécurité à rester en état d’alerte.
Ainsi, même après la première vague de glissements de terrain, la région reste exposée au risque de nouvelles crues dévastatrices.
Le bilan des victimes continue de s’alourdir
Selon les dernières données de la police népalaise, au moins 469 personnes sont mortes au Népal. Les autorités chinoises ont de leur côté fait état de trois décès supplémentaires au Tibet.
La situation reste très évolutive, alors que les secouristes poursuivent leurs recherches dans les zones sinistrées. Au total, environ 1 400 personnes sont portées disparues des deux côtés de la frontière.
La situation est particulièrement grave au Tibet, où les autorités chinoises font état de 558 personnes disparues, dont 260 ressortissants étrangers.
Des touristes français figurent parmi les disparus
La catastrophe concerne également directement des ressortissants français. Selon les autorités locales, quatre touristes français sont portés disparus au Népal.
Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a confirmé être sans nouvelles de plusieurs ressortissants français, sans toutefois préciser pour l’instant le nombre exact de personnes concernées.
Les recherches se poursuivent, mais l’accès à certaines zones reste extrêmement difficile en raison de la destruction des routes et des conditions météorologiques dangereuses.
Les secours tentent d’atteindre les personnes bloquées
L’une des opérations les plus dangereuses concerne l’évacuation de travailleurs présents sur un site hydroélectrique au Népal. Environ 100 personnes se sont retrouvées bloquées dans un tunnel sur un chantier.
Selon l’armée népalaise, les équipes de secours tentent d’évacuer les personnes coincées dans la zone dangereuse. Parallèlement, environ 350 travailleurs et habitants ont déjà été évacués.
Les opérations se déroulent dans des conditions extrêmement difficiles : les sauveteurs doivent intervenir sous la menace de nouveaux glissements de terrain, d’inondations et d’une nouvelle dégradation des conditions météorologiques.
La catastrophe n’est pas terminée
L’ampleur de la tragédie montre à quel point la combinaison de la fonte des glaciers, des glissements de terrain, des précipitations extrêmes et de la formation rapide de vastes lacs dans les régions montagneuses peut devenir dangereuse.
Pour le Népal et le Tibet, la situation actuelle constitue non seulement une catastrophe humanitaire, mais également un test majeur pour les systèmes d’alerte précoce et les capacités d’intervention d’urgence.
Des centaines de personnes ont déjà perdu la vie, des milliers restent portées disparues et la nouvelle alerte aux inondations montre que, même après le premier choc de la catastrophe, le danger n’est pas écarté pour les populations de la région.
