Les passeurs ont commencé à utiliser les côtes belges de manière plus intensive pour faire traverser des migrants vers le Royaume-Uni, après que le contrôle des côtes françaises a été renforcé, rapporte Reuters.
Les côtes françaises de la Manche sont désormais davantage surveillées, notamment grâce au dispositif « un entre – un sort », compliquant le travail des petits transporteurs. En réponse, les passeurs se sont tournés vers les plages moins contrôlées de Belgique.
Fonctionnement du nouveau canal
Selon les représentants de la police belge et de l’agence européenne Frontex, les migrants sont transportés sur de petits bateaux appelés « bateaux-taxis ». Les embarcations partent de plages isolées en Belgique par petits groupes, longent la côte et permettent ensuite de rejoindre le Royaume-Uni.
Risques pour les migrants
Chaque migrant paie aux passeurs environ 2 000 euros, sans aucune garantie de sécurité. Ils sont souvent exposés à des menaces, violences et abus, y compris des agressions sexuelles.
Bien que le nombre de tentatives reste limité, 17 départs ont déjà été enregistrés cette année via les côtes belges, contre au maximum deux par an les années précédentes.
Cette situation montre que le renforcement du contrôle sur les routes traditionnelles ne stoppe pas toujours la contrebande, mais déplace simplement les passages et crée de nouveaux risques pour les populations vulnérables.
